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L'école en crise : des fumoirs à ciel ouvert sous le regard impuissant de nos autorités

L'école ivoirienne est véritablement en crise. Une crise qui se justifie au regard de tous les maux qui minent ce système. La course après la fortune, le blanchissement d'argent et bien d'autres situations font partie du quotidien du peuple ivoirien. Cette situation met en mal le fonctionnement de notre système.

Tout commence par l'école maternelle et primaire, le lieu par excellence de l'acquisition des premières connaissances. En plus de l'acquisition des connaissances livresques, l'enfant dont l'âge est compris entre 3 ans et 11ans apprend dans ce milieu a développé les relations avec ses pairs. C'est la socialisation de l'enfant. Malheureusement, ces différents lieux où sont transmis à l'enfant le savoir, le savoir-faire et le savoir-être sont transformés en de véritables fumoirs. Des jeunes y rentrent quotidiennement pour consommer de la drogue.

Une visite de travail organisé par le Ministère de la défense dans le mois de mai à l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan en vue de sensibiliser les étudiants sur les effets néfastes de la drogue nous a permis de comprendre les efforts que ce Ministère et les organismes non gouvernementaux mènent quotidiennement pour sauver cette jeunesse. Les expositions, les conférences et des entretiens ont été menés à l'effet d'éclairer les étudiants sur les risques liés à la consommation de la drogue

Pourtant, le constat est clair. Les jeunes continuent à s'adonner à cœur joie et sans crainte à la consommation de la drogue dans plusieurs établissements publics. Les autorités en charge de l'éducation devraient se charger d'assainir ce milieu, car l'éducation des enfants de la maternelle et du primaire en dépend.

Dans notre enquête, nous nous sommes rendus personnellement dans deux établissements publics. Le premier fut le groupe scolaire d'Anono, près de l'église catholique Saint François Xavier. Au moment où, certains jeunes gens jouaient au football, d'autres jeunes assis près de l'espace prévu pour le taekwondo fumaient goulûment quelques joints sous le regard impuissant des habitants de la cité des instituteurs. Le second établissement est le Lycée Moderne 2 de Bouaké. Sous les gigantesques manguiers dudit établissement, les jeunes assis en groupe se partagent à tour de rôle les mégots, les joints devant des élèves qui vont faire leurs achats au petit marché de l'établissement.

À plusieurs reprises, j'ai assisté personnellement à l'intervention des forces de l'ordre dans cet établissement. Les jeunes qui y viennent, ne sont pas tous dudit établissement. Ce qui rend difficile leur appréhension à cause l'effet du groupe. Souvent, ils opposent vigoureusement aux forces de l'ordre.

Face à cette situation, nous exhortons le Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Alphabétisation à travers son premier représentant en l'occurrence Madame Mariatou Koné à faire de l'éradication de la drogue en milieu scolaire son affaire personnelle, car l'avenir de la nouvelle génération en dépend.

Yelauvie

Rédacteur web;

Professionnel de l'éducation.

Content created and supplied by: Yelauvie (via Opera News )

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