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Religion : Pourquoi le pont de Gédéon de la Tchétchouva à Bouaké doit être interprété.

Le Missionnaire Gédéon de la Tchétchouva a construit un pont dans un quartier de Bouaké à l’issue de plusieurs jours de campagne d’évangélisation dans ladite ville.

Ce pont, vu les images disponibles sur les réseaux sociaux, va assurément rendre service aux populations locales. 

Mais au-delà de cette perception de cet acte, il est bon d’interroger l’essence de l’édification des œuvres sociales au regard de l’évangile.

Pour faire simple, disons que l’activité missionnaire devrait s’accompagner des œuvres, parce qu’il est souvent prêché selon qu’il est écrit dans le livre de Jacques chapitre 2 au verset 20:

"‭Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ?"

Les exégètes en diront certainement un peu plus. Cependant, une révélation scripturaire indique en effet que le Seigneur Jésus déclara en un jour ceci, alors que les apôtres qui le suivaient demandaient aux populations de s’en aller du lieu où ils étaient venu recevoir sa Parole et que la faim les pressaient en Matthieu chapitre 14 au verset 16:

"‭Jésus leur répondit : Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-mêmes à manger."

Leur « donner à manger », un acte apostolique qui allie les besoins d’accroissement spirituel à la satisfaction des besoins communautaires. Là est l’essence de l’évangile où « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir… »

Le constat est souvent tout autre quand il nous est donné de voir l’édification de temples de plusieurs centaines de millions dans une communauté où le toit de la seule école primaire est emporté par le vent à chaque saison des pluies, là où il était judicieux d'acheter un mini bus d'occasion pour transporter les élèves sans grands moyens, à l'école.

Parce que nous voyons des leaders d’œuvres missionnaires qui indiquent dans les medias ou sur les réseaux sociaux la dernière voiture la plus chère qu’ils viennent d’acquérir.

Il est vrai, quelques dénominations religieuses se sont mises dans la réalisation des œuvres sociales et leurs initiatives sont très bonnes. Mais beaucoup reste à faire, vu le nombre de « bishops », de « Très Révérends » de grandes renommées dans le pays.

Plusieurs prédicateurs nationaux ou internationaux sont déjà venus en Côte d’Ivoire, ont rempli des stades durant des croisades puis sont repartis tranquillement…

A Bouaké, Gédéon de la Tchétchouva a prêché dans la rue où quelques centaines de personnes sont venues écouter sa prédication. Avant de quitter la ville, il a construit un pont de fortune, mais qui va servir à la population : il a bien fait.


Ouraga Dali Constant

Content created and supplied by: OuragaDConstant (via Opera News )

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