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Insolite : Le plus grand suicide collectif de l'Histoire

L'apocalypse selon Jim Jones. Il y a 40 ans, ce dit révérend entraine plus de 900 fidèles de sa secte bâtie au Guyana dans l'un des plus grands suicides collectifs de l'Histoire. 

Plus de 900 corps sans vie, dont ceux de 304 enfants, allongés tous face contre terre, dans le vert luxuriant de la jungle du Guyana. Au milieu de cette étendue cauchemardesque de cadavres, un homme gît, à la différence des autres, sur le dos. C’est lui, Jim Jones, soi-disant révérend, responsable de cette apocalypse. Le 18 novembre 1978, cet Américain a mené à la mort les 908 adeptes de sa secte du "Temple du peuple" , dans l’un des plus dramatiques suicides collectifs de l'Histoire.

Cinq ans auparavant, Jim Jones, réincarnation de Jésus-Christ, Bouddha ou Lénine selon les adeptes de sa secte , avait délocalisé son "église" de San Francisco vers l’ancienne colonie britannique de Guyane. Loin des Etats-Unis , le révérend mégalo avait fondé un nouveau monde à son nom, "Jonestown", un "projet agricole" basé sur son habituel pot pourri de christianisme new-age, de vague socialisme et de promesse d’égalité raciale. Pour le millier d’adeptes qui le suit, en majorité des Noirs américains pauvres, la société idéale se transforme rapidement en un triste camp de misère. Six jours sur sept sont remplis d’un travail ardent sous le soleil, le ventre creux. Jones, lui, alterne messes, drogues et abus sexuels. Une fois par semaine, il impose une "nuit blanche" à ses esclaves, contraints d’avaler -et de faire avaler à leurs enfants- du faux poison.

Il faut être prêt à mourir, le jour où la CIA viendra mettre fin à leur illusion, évidemment dangereuse pour le capitalisme. C'est dans cette atmosphère de soupçons qu'un membre du Congrès américain Leo Ryan débarque le 17 novembre 1978 après des plaintes de parents de "fidèles". Le lendemain, alors qu'il s'apprête à regagner son avion, il est abattu avec trois journalistes par les nervis du révérend. Au même moment, dans un ultime prêche, Jones persuade ses fidèles que "Jonestown" sera bientôt pris d'assaut par les marines. "Je ne propose pas que nous commettions un suicide mais un acte révolutionnaire", affirme-t-il dans la "death tape", un enregistrement sonore glaçant des 45 dernières minutes du camp, retrouvé près de son corps.

On prépare des sodas au cyanure, et les fidèles s’alignent, boivent et meurent en cinq minutes après avoir ingurgité cette boisson . Ceux qui refusent sont contraints, ceux qui s’enfuient sont rattrapés et empoisonnés à la seringue. Sur l'enregistrement, c’est une cacophonie de cris de douleurs, de musique liturgique et d'applaudissements fanatiques. Et puis montent les pleurs des enfants qui vont mourir. Jones s’agace : "Arrêtez cette hystérie ! Ce n'est pas une façon de mourir pour des socialistes ou des communistes. Mourons avec dignité". Jones, lui, s’offrira une fin plus rapide et moins douloureuse, d’une balle dans la tête.

Content created and supplied by: MiralemJunior667 (via Opera News )

guyana jim jones

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