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Côte d’Ivoire : A Kafolo, le style de vie des populations a carrément changé, découvrez

Côte d’Ivoire : A Kafolo, le style de vie des populations a carrément changé du fait de la menace permanente d’attaque

Quand le danger est à ta porte, tes habitudes changent. C'est ce qui est arrivé aux habitants de Kafolo, un gros village du Nord de la Côte d'Ivoire où des attaques armés sont enregistrées depuis un moment.

On constate qu'il y a très peu de personnes dans les rues, et pourtant le village est habité par plus de deux (02) mille âmes, selon le chef Bamba Tiémoko.

Après la deuxième attaque djihadiste survenu le 29 Mars 2021, le chef a multiplié les réunions en vue de rassurer les populations apeurées.

Le jour de l’attaque, les populations sont restées pratiquement terrées dans les maisons. Aucune femme n’avait pu aller à l’une des deux (02) fontaines du village pour recueillir de l’eau, quand bien même certaines jarres étaient vides.

Le chef a donc fait le tour des familles, notamment des communautés pour rassurer les uns et les autres et surtout pour appeler à la prudence et au calme.

A Kafolo, il y a plusieurs groupes ethniques. Des malinkés, des sénoufos, des baoulés, des peulhs, des lobis et même des Ghanéens.

Mais depuis l’attaque, personne ne quitte le village ni pour le champ, ni pour la pêche, les deux (02) principales activités des populations.

Le choc psychologique est encore palpable à Kafolo et même au-delà. Dans les villages environnants de Tiametolo et de Mapina, et plus à l’est, le village de Môrô-Môrô.

Les trois (03) communautés catholique et évangélique ont dû célébrer la Pâques à la maison. Il leur avait été proposé d’identifier des sites qui seront sécurisés pour célébrer la Pâques mais finalement les responsables des trois (03) communautés religieuses d’obédience catholique et évangélique du village de Kafolo, ont demandé aux fidèles, compte tenu de la situation, de surseoir à la première option et de rester à la maison pour prier.

« Nous restons à la maison parce que nous ne savons rien de ceux qui ont attaqué le village, nous ne savons pas d’où est-ce qu’ils viennent, ni s’ils reviendront. Donc, nous restons dans le village et aussi pour ne pas gêner les manœuvres des hommes en armes qui surveillent le village », explique le chef Bamba Tiémoko.

A l’instar des travaux champêtres qui sont interrompus, l’activité de la pêche est suspendue. Plus de partie de football qui se déroulait chaque après-midi dans plusieurs endroits du gros village.

L’infirmier du centre de santé sillonne le village sur sa moto pour visiter les concessions à la recherche d’éventuels malades.

Selon le chef Bamba Tiémoko, au sein des populations qui n’étaient pas tout à fait préparées à cette situation et qui, pour la plupart, n’ont pas de provisions, la nourriture commence à manquer.

Voila un peu décrit, le situation des habitants de ce gros village. Souvenons nous d'eux dans nos prières.


Day France

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