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Un pasteur peut-il faire de la politique ? Les exemples bibliques qui éclairent...

La question agite les réseaux sociaux depuis l’éclatement la semaine dernière de ce que certains ont appelé, ‘’le Makossogate’’. 

Au centre de la polémique, les joutes verbales entre ‘’le pasteur’’, autoproclamé ‘’Général de dieu’’, ou encore, ‘’roi des marmailleurs’’, Camille Makosso et des cyberactivistes ou avatars, proches du camp Soro. 

L’incident le plus grave né de ces tentatives réciproques de déstabilisation via les réseaux sociaux, fut indéniablement cette conversation téléphonique entre Camille Makosso, et un ministre de la république, dans laquelle l'on entendait distinctement ‘’le pasteur’’ proposer à son interlocuteur de lui livrer l’électorat chrétien évangélique pour de supposées ambitions présidentielles. 

L’affaire a créée une véritable onde de choc au sein de l’opinion publique, notamment du fait de la gravité des aveux, qui révèlent un monnayage des ressources humaines tirées de l’exercice du ministère pastoral contre des prébendes politiciennes. 

Peut-t-on être pasteur et travailler pour une obédience politique ? Dans la Bible qui est le livre de référence des croyants chrétiens en général, deux types de serviteurs de Dieu sont à distinguer. D'abord ceux qui de manière officielle, servaient auprès des souverains des royaumes Hébreux, et ceux qui évoluaient loin des chapelles politiques. Les deux cas, nous le constaterons de façon assez évidente, se rejoignent avec une harmonie indéniable. 

Premiers à se voir confier la gestion politique et administrative du peuple Israélite, les prophètes, très souvent appelés à exercer la fonction de juges, donc régents du peuple, étaient systématiquement placés au cœur de la chose politique. Tous, à un degré moindre étaient des références morales et surtout spirituelles, qui leur permettaient de conduire le peuple selon les exigences du Dieu des Hébreux, Elohim. Moïse, Josué, Gedeon, Déborah, et bien d’autres, en sont des exemples parfaits. Lorsque le Royaume d’Israël fût établi, sous la houlette du prophète Samuel, les rois qui s'assirent à la tête du royaume, à commencer par Saul, étaient astreints au respect de la Loi d'Elohim. 

Les dirigeants Israélites, pour rester fidèles à la Loi divine qui servait de constitution au Royaume Hébreu. Pour se faire aider, ils devaient être assistés des prophètes qui agissaient en tant que juges constitutionnels. Quand il arrivait qu'un roi dévie, il appartenait au prophète de le ramener sur la bonne voie, celle de l’obéissance à la Parole de Dieu. S'il arrivait que le Souverain refuse de se plier, le prophète se devait de se démarquer de lui, en dénonçant ses actes, même au péril de sa vie. 

Dans le nouveau testament, bien que le royaume de Juda, seul à subsister après le schisme et l'invasion Gréco-romaine, fut soumis à l’occupation Romaine, des prophètes comme Jean le Baptiste, ou même Jésus, qui exerçait également le ministère de prophète, n’avaient aucune accointance avec les autorités politiques. Les écritures sont suffisamment éloquentes sur les tensions qui marquaient leurs relations, du fait que les autorités politiques établis sur la colonie d’Israël, marchaient à l’encontre des prescriptions divines. Avec les apôtres, les rapports ne différèrent point. 

Toutefois que des liens ont été noués entre les serviteurs de Christ et des dirigeants politiques, ce fut uniquement pour annoncer l’évangile authentique du Christ. Loin de ces apôtres, l’idée de tenter de marchander leur ministère pour des gains pécuniaires. 

Le Makossogate, chacun pourra s’en faire son idée. Seulement, les saintes écritures constituent le véritable miroir pour en juger.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Camille Makosso

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