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Religion : pourquoi le nom bible et comment nous est elle venue ?

Le nom « Bible ». - Selon l'usage actuel, le terme Sainte Bible désigne la collection d'écrits sacrés connus encore sous le nom d'Ecritures Hébraïques, qui contiennent un récit des relations de Dieu avec la famille humaine; récit qui est entièrement limité - à l'exception du récit des événements antédiluviens - au Proche-Orient. Le mot Bible, quoique de nombre singulier, est la forme française d'un pluriel grec, Biblia, qui signifie littéralement livres. L'emploi de ce mot remonte probablement au quatrième siècle, époque à laquelle nous trouvons Chrysostome [ employant ce terme pour désigner les livres scripturaux reconnus alors comme canoniques par les chrétiens grecs. Il faut noter que l'idée d'une collection de livres prédomine dans tous les usages anciens du mot Bible; les Ecritures étaient alors, comme maintenant, composées des écrits spéciaux de nombreux auteurs, séparés les uns des autres par de longues périodes de temps. On peut trouver, dans l'harmonie et l'unité qui règnent dans toutes ces productions diverses, une preuve importante de leur authenticité.


Le mot Biblia fut ainsi doté d'un sens spécial en grec, signifiant les livres saints, pour distinguer les Ecritures sacrées des autres écrits. Le terme devint bientôt courant en latin, langue dans laquelle il fut employé, dès le début, dans son sens particulier. Par l'usage du latin - peut-être au cours du treizième siècle - le mot finit par être considéré comme nom singulier signifiant le livre; cette déviation du sens pluriel, invariablement associé au terme dans le grec original, tend à obscurcir les faits. Il semble peut-être que la dérivation d'un mot soit de peu d'importance; cependant, dans ce cas, la forme originale et l'usage premier du titre maintenant courant de ce volume sacré présentent un intérêt instructif, étant donné qu'ils projettent une certaine lumière sur la compilation du livre dans sa forme actuelle.


Il est évident que le nom Bible, avec sa signification courante, ne peut pas être de lui-même un terme biblique; son emploi pour désigner les Ecritures hébraïques est tout à fait extérieur à ces Ecritures elles-mêmes. Dans sa première application, qui date des temps post-apostoliques, il embrassait la plupart sinon tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Antérieurement à l'époque du Christ, les livres de l'Ancien Testament n'étaient pas connus sous un seul nom collectif, mais étaient désignés par groupe: (1) le Pentateuque, ou les cinq livres de la Loi; (2) les Prophètes; et (3) les liagiographes, qui comprennent tous les livres sacrés non inclus dans les autres groupes. Mais nous pouvons le mieux considérer les différentes parties de la Bible en prenant les divisions principales séparément. La Bible est divisée tout naturellement par le ministère terrestre de Jésus-Christ; les écrits des temps pré-chrétiens Prirent le nom d'Ancienne Alliance; ceux qui datent de l'époque du Sauveur et des années qui suivirent immédiatement, prirent le nom de Nouvelle Alliance.] Le terme Testament (du latin « testamentum », traduction du grec « diatêkê », alliance. N. d. T.) fut de plus en plus employé et les termes Ancien Testament et Nouveau Testament devinrent communs.

Premières versions de la Bible. - De nombreuses versions de l'Ancien Testament et des Testaments combinés ont paru à différentes époques. Nous avons déjà noté le texte hébreu et le double samaritain du Pentateuque, et la version grecque des Septante avec une mention sur le Peshito. Des révisions et des traductions modifiées rivalisèrent avec la version des Septante aux premiers siècles de l'ère chrétienne; Théodose, Aquila et Symmaque publièrent chacun une nouvelle version. Une des premières traductions latines fut la Version Italique, probablement préparée au cours du deuxième siècle; cette version fut, plus tard, corrigée et amendée, et reçut le nom de Vulgate, que l'Eglise catholique romaine considère encore aujourd'hui comme la version authentique. Cette version comprend l'Ancien et le Nouveau Testament.


Versions modernes de la Bible. - Jean des Vignes fut le premier à traduire une partie des Saintes Ecritures, les Epîtres et les Evangiles, en langue française. La première version française protestante du Nouveau et de l'Ancien Testament fut publiée par Olivétan, avec l'aide de Jean Calvin, à Neuchâtel, Suisse, en 1535, et à Genève en 1540. Une autre édition de cette bible parut en 1588 et fut appelée Bible de Genève parce qu'elle avait été revue par le Collège des Docteurs de Genève. David Martin publia en 1707, à Amsterdam, une révision de cette bible, édition qui fut revue et corrigée dans la suite par l'évêque Luscombe. D'autre part, Pierre de Vaux fit publier, à Lyon, vers 1160, une version du Nouveau Testament en langue populaire.


Quant aux versions françaises catholiques, nous citerons celle de Lemaistre de Sacy, du dix-septième siècle, celle de Glaire et la version moderne de Crampon.


En 1611, fut publiée la version anglaise autorisée, ou traduction du roi Jacques; c'était une nouvelle traduction de l'Ancien et du Nouveau Testament, faite d'après les textes hébreux et grecs, par quarante-sept savants, sur l'ordre du roi Jacques 1er, d'Angleterre. Cette version remplaça toutes les versions précédentes et est restée, jusqu'à présent, en dépit des défauts nombreux et graves qu'elle contient, la version la plus populaire et la plus couramment employée par les Protestants dans les pays de langue anglaise. En 1885, une Version Revisée fut publiée; -cependant celle-ci n'a pas encore été acceptée généralement.


Authenticité de la Bible. - Aussi intéressantes et instructives que puissent être ces données historiques et littéraires sur les Ecritures hébraïques, l'examen de celles-ci est subordonné à celui de l'authenticité des livres. Car puisque, en commun avec le reste du monde chrétien, nous les avons acceptés comme la parole de Dieu, il convient particulièrement que nous examinions l'authenticité des écrits sur lesquels notre foi se base dans une si grande mesure. Toutes les preuves présentées par la Bible elle-même, tels sa langue, les détails historiques et la cohérence de son contenu, s'unissent pour confirmer la prétention de la Bible que les différents livres ont bien été écrits par les auteurs auxquels ils sont attribués. Dans une multitude de cas, la comparaison est aisée entre le récit de la Bible et l'histoire séculière, surtout en ce qui concerne les biographies et les généalogies; et, dans de tels cas, il a été découvert que les deux concordaient généralement. Nous trouvons une autre preuve dans l'individualité dont fait preuve chaque écrivain, ce qui a pour résultat une diversité bien marquée de styles; tandis que l'unité qui règne dans l'ensemble de l'ouvrage proclame l'opération d'une influence directrice à travers tous les âges du développement du livre; et celle-ci ne peut être rien moins que le pouvoir d'inspiration, qui influença tous ceux qui furent acceptés comme instruments de la volonté divine pour préparer ce livre des livres. La tradition, l'histoire, l'analyse littéraire, et par-dessus tout cela, l'épreuve de la recherche par la prière et de l'étude tournée vers la découverte de la vérité, s'unissent Pour prouver l'authenticité de ce volume d'Ecritures et pour montrer la voie, définie dans ses pages, qui ramène les hommes dans la Présence Eternelle.

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