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Pourquoi il n’y a toujours pas d’anti-venin de serpent efficace ?

Pourquoi il n’y a toujours pas d’anti-venin de serpent efficace ?

Tout le monde sait que le venin du serpent est toxique et peut même être mortel pour l’homme. Mais, savez-vous qu’il représente également une substance extrêmement importante pour les scientifiques ? C’est ce que nous allons découvrir dans l'article d’aujourd’hui!

Le poison du serpent : Y a-t-il un remède ?

Depuis toujours, les scientifiques mènent des recherches très poussées afin de trouver des remèdes aux maladies les plus dangereuses, voire mortelles, qui peuvent toucher les humains.

En effet, nombreux sont ceux qui sont parvenus à trouver des traitements ou des vaccins miracles contre de nombreuses maladies. Des remèdes qui ont réussi alors à révolutionner la médecine. Citons par exemple le vaccin contre la rage de Louis Pasteur, la pénicilline d’Alexander Fleming ou encore la découverte du bacille de Koch, la bactérie responsable de la tuberculose, par l’Allemand Robert Koch. 

Toujours à la recherche d’un remède efficace

Bien que de nombreux remèdes aient été trouvés pour un certain nombre de maladies, et mis à part les progrès que connaît la médecine de nos jours. Il existe encore malheureusement de nombreuses pathologies pour lesquelles les scientifiques et les chercheurs souhaitent trouver des remèdes efficaces.

Mais s’il est un problème que les hommes de science aimeraient vaincre de nos jours, ce sont les morsures de serpents venimeux, tels que le cobra, le mamba noir, le taïpan, la vipère, le serpent à sonnettes, et bien d’autres espèces dangereuses. Malheureusement, beaucoup de ces morsures de serpents sont mortelles à cause du venin que ces reptiles injectent dans le corps de leur victime.

Qu’est-ce que le venin mortel du serpent ?

Pour aider les populations à mieux comprendre ce qu’est un venin de serpent et les prévenir contre le danger mortel de ce poison, les scientifiques apportent des explications sur la composition chimique de cette substance. Le venin de serpent est une substance qui se présente sous forme d’un liquide jaune ou blanc. Il est produit par les glandes qui se trouvent au niveau de la tête de ces reptiles, juste derrière les yeux, et qui sont reliées aux deux crochets du serpent. Les serpents utilisent leur venin pour chasser leurs proies ou se défendre. Mais les recherches menées sur le venin de serpent laissent entendre que cette substance n’était pas aussi toxique auparavant.

Il y a venin et venin !

Eh oui ! Il se trouve que cette substance a acquis cette particularité avec le temps, devenant plus toxique et plus complexe même. Il convient de rappeler alors que le venin de serpent se compose d’un fort pourcentage de protéines qui produisent un effet toxique sur le corps de la victime. Mais l’effet de ce venin peut différer d’une espèce de serpent à une autre car, eh bien, il y a venin et venin ! Si certains venins de serpents agissent sur le corps humain pendant une certaine durée, d’autres peuvent en revanche tuer la victime en quelques minutes seulement, dans le cas d’une morsure de mamba noir par exemple. D’autre part, les venins de serpents peuvent agir de manière différente, selon la nature même des toxines qu’ils comportent. Cela dit, le venin peut détruire les facteurs responsables de la coagulation du sang et provoquer ainsi une hémorragie. La morsure d’un serpent peut être mortelle. Il peut également augmenter le rythme cardiaque ou baisser la tension artérielle. Ou encore provoquer des nécroses en détruisant les cellules et les tissus de la zone qui entoure la morsure. S’il est neurotoxique, le venin attaque alors le système nerveux central. Ce qui entraîne une paralysie des muscles, y compris ceux qui sont responsables de la respiration. Ceci provoque alors une insuffisance respiratoire qui peut aller jusqu’à la mort en cas d’absence d’une assistance respiratoire externe. Des morsures d’autres serpents, comme le serpent-tigre par exemple, peuvent également causer une insuffisance rénale aigue chez leur victime à cause de la présence de myoglobine dans l’urine.

Victimes du venin de serpents : des chiffres alarmants

S’il y a une chose pour laquelle les scientifiques veulent également attirer l’attention, c’est le nombre important des morsures de serpents dont sont victimes des millions de personnes à travers le monde. Malgré le danger et la gravité de la situation, ce fléau reste bien négligé, pour le plus grand regret des scientifiques. Chaque année, et selon les estimations qui ont été faites, environ cinq millions de personnes dans le monde, voire plus, sont mordues par différentes espèces de serpents, et près de la moitié de ces personnes se retrouvent alors envenimées.

D’autre part, à en croire d’autres bonnes sources, le venin du serpent causerait chaque année la mort de 130.000 victimes. Alors que selon d’autres estimations, l’on parle de 30.000 décès rien qu’en Afrique Subsaharienne !

Malheureusement, ce venin mortel n’est pas une priorité

Ces chiffres restent cependant officiels et pourraient être beaucoup plus grands que cela étant donné que les morsures de ces reptiles redoutables ne sont parfois pas signalées. Par ailleurs, les morsures de ces reptiles qui vivent un peu partout dans la planète, généralement dans les régions tropicales ou dans la campagne, figurent aujourd’hui parmi les maladies tropicales négligées selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Eh oui, malheureusement ! Toutefois, cela n’empêche pas les scientifiques de tirer la sonnette d’alarme sur le grand danger que comporte une morsure de serpent venimeux, qu’elle soit douloureuse ou non.

Comment est fabriqué un anti-venin ?

Les scientifiques se basent sur un processus particulier pour fabriquer un anti-venin. Il faut savoir que la fabrication des anti-venins contre les morsures de serpents venimeux a débuté il y a très longtemps, plus précisément au 19ème siècle ! Les scientifiques se basent donc encore sur le même processus de fabrication qui consiste tout d’abord à extraire le venin d’une espèce de serpent venimeux, puis à le diluer. De petites quantités de ce venin dilué sont ensuite injectées à des animaux, notamment des animaux de grande taille comme les chevaux par exemple, afin d’observer son effet et juger son efficacité. Ce qui va se passer ensuite sera déterminant !

Ces animaux qui ont reçu le venin dilué vont réagir à cette substance. Comment ? Eh bien, en développant des anticorps. Ensuite, on sépare ces anticorps du sang pour servir par la suite à la fabrication du sérum antivenimeux. Et voilà ! L’anti-venin contre les morsures de serpent est prêt ! Grâce à ce processus donc, les scientifiques ont réussi à obtenir de bons résultats en développant des anti-venins qui se sont avérés fiables, sûrs et efficaces.

Un processus fiable mais onéreux

Les scientifiques ont beau réussi à extraire un remède efficace à partir du venin de serpent, ils n’en restent pas moins sceptiques et insatisfaits, si l’on ose dire. Car, eh bien, malgré leurs efforts, ces derniers se retrouvent encore de nos jours confrontés à un problème de taille, non sans conséquences : le développement et la production d’un bon anti-venin contre les morsures de serpents nécessitent un processus long, très coûteux et exigeant en termes de main d’œuvre. Et puis, il faut dire que la production de ce traitement efficace se fait selon un processus coûteux qui n’a pas changé depuis le 19ème siècle ! Vous avez donc compris ! Qui dit production coûteuse, dit forcément prix élevé, voire très élevé !

Cela signifie donc clairement que le prix d’un bon anti-venin efficace est exorbitant pour un grand nombre de personnes qui sont victimes de morsures de serpents venimeux, et qui préfèrent se tourner vers les soigneurs locaux et les remèdes naturels.

Des recherches trop couteuses

Bien entendu, cela a un impact fort sur la production des anti-venins. Naturellement ! En effet, la faible demande en anti-venins contre les morsures de serpent.

Les expériences pour trouver ces solutions ne manquent pas!

A titre d’exemple, les sérums antivenimeux se présentent de nos jours sous forme lyophilisée, c’est-à dire sèche. Ces sérums peuvent être dissouts et se conserver pendant 5 ans, ce qui s’avère fort intéressant.

Par ailleurs, l’un des scientifiques a réussi à mettre au point un anti-venin basé sur des anticorps humains. Voilà ce qui représente une bonne solution beaucoup moins coûteuse en comparaison avec le sérum antivenimeux produit à partir des anticorps du cheval !

D’ailleurs, la fabrication d’un anti-venin à partir des anticorps humains pourrait très bien remédier à ce problème lié au coût de la production des anti-venins de serpents que l’on connaît jusqu’à présent. Mais on a mené d’autres études en parallèle.

Les recherches continuent…

En effet aujourd’hui, les recherches des scientifiques concernent également la possibilité d’injecter des nanoparticules dans des dispositifs médicaux que l’on pourrait administrer rapidement et facilement à une personne qui vient d’être mordue par un serpent. Ces nanoparticules pourraient alors prévenir la propagation du venin dans le corps, en attendant que la personne reçoive les soins nécessaires à l’hôpital. Mais il n’y a pas que cela !

https://youtu.be/ucpGlWnq8EE


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