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Essor de l'Agriculture et Progrès : Pourquoi il faut un Ministère dédié à la Recherche scientifique

Le Professeur de science du sol Alain Ruellan, ancien directeur général de l’institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM), structure de recherche basé anciennement en Côte d'Ivoire, qui a passé le temoin au Centre national de Recherche Agronomique (CNRA), a pondu une brillante contribution qui explique aisément aux Etats africains, pourquoi il faut nécessairement créer un Ministère de la recherche scientifique.

 

En Côte d’Ivoire, une personne ressource issu des rangs du RHDP, crédité d'une excellente probité et ayant l’expertise approprié, notamment Dr YTE Wongbé, actuel Directeur général du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), Docteur d'Etat Es. Sciences Naturelles, Option Hydro-biologie et Directeur de Recherches, se bat au quotidien pour répondre aux attentes des populations et aux défis du millénaire. Il peut occuper pleinement cette fonction et apporter beaucoup à l’Etat de Côte d’Ivoire. Car, « L’objectif premier de tous les pays du tiers-monde est de sortir du sous-développement. Il n’y a pas d’avenir pour un peuple s’il ne dispose pas d’un minimum d’indépendance, c’est-à-dire de moyens qui lui permettent de négocier avec des partenaires. La recherche doit contribuer à asseoir cette indépendance, en particulier dans les domaines de base que sont l’alimentation, la santé, les matières premières, l’énergie, les technologies modernes élémentaires, la culture. Tous les responsables politiques, du Sud comme du Nord, admettent que les réussites et les échecs du développement d’un pays découlent pour beaucoup des choix, politiques, socio-économiques, culturels, techniques qu’il fait, que fait son gouvernement... ou qu’il se laisse imposer. Mais tous reconnaissent aussi que les connaissances fournies par la recherche scientifique facilitent les choix et leur concrétisation », nous fait savoir le Professeur de science du sol, Pr Alain Ruellan, ancien directeur général de l’institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération (ORSTOM).

Un ministère d’Etat de la recherche scientifique pour véritablement développer notre pays

Aussi apporte-t-il un éclairage sur la nécessité d’avoir un ministère plein dédié à la recherche scientifique : « Ainsi, tous les pays du tiers-monde ont besoin d’une recherche scientifique qui leur permette d’atteindre quatre types d’objectifs : connaître leur propre milieu : physique, biologique, humain ; leurs richesses et leurs faiblesses, leurs potentialités et leurs manques ; apprendre à valoriser ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. La science réalisée par une société, par un peuple, peut révéler à ce peuple comment utiliser au mieux le milieu où il vit, dont il vit, sans en détruire les richesses, les potentialités, qu’il s’agisse de l’écosystème forestier équatorial (richesses alimentaires, énergétiques, médicales...), des divers écosystèmes aquatiques ou des connaissances, des intelligences, pour adapter, voire pour créer, certaines technologies modernes ; acquérir, mettre au point, et pourquoi pas inventer des technologies en harmonie avec la culture des peuples concernés ; participer au progrès mondial des connaissances : ils auront ainsi accès, par eux-mêmes, à l’échange mondial des savoirs dont ils ont besoin pour leur propre développement. Ce quatrième objectif est tout particulièrement important. Les buts à atteindre sont donc clairs et précis », révèle l’ancien directeur général de l’institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération.

Contribuer au renouveau de la recherche scientifique en Côte d’Ivoire

Poursuivant cet éminent professeur, affirme que des expériences démontrent qu’une politique continue, enracinée dans le national et appuyée par la coopération, est possible et donne d’excellents résultats. « Des exemples peuvent être cités au Cameroun, au Congo, en Côte-d’Ivoire, au Sénégal. Au vu de ces expériences, on peut proposer quelques bases pour des stratégies de réussite. Tout d’abord, donner aux chercheurs et aux techniciens africains de la recherche de bons statuts et des salaires corrects, voire privilégiés. Mettre en place des procédures de sélection à l’entrée dans les corps de la recherche, puis d’évaluation des recherches réalisées par chacun ; cela n’existe nulle part en Afrique noire francophone. Avant de créer des structures nouvelles, profiter des structures existantes fonctionnant bien, qu’elles soient africaines ou étrangères, sans oublier les universités et les grandes écoles. Ensuite, la programmation scientifique des équipes et des instituts doit être établie et la réalisation contrôlée par les gouvernements africains. Pour qu’elles soient aussi réussies que possible, trois types de relations doivent être entretenus : les relations interafricaines, pour permettre d’éviter les répétitions inutiles et favoriser l’émergence d’une communauté scientifique véritable ; d’une façon plus générale, les relations entre les pays d’Afrique et les autres pays du tiers-monde ; enfin, les relations entre les institutions scientifiques africaines et les instituts et universités des pays développés, en particulier ceux auxquels sont rattachés les enseignants, les chercheurs et les ingénieurs en coopération », fait-il remarquer.

Le développement de la Côte d’Ivoire repose sur la Recherche Agronomique

« Le développement de la Côte d’Ivoire repose sur l’Agriculture, a-t-on coutume de dire en Côte d’Ivoire. On devrait ajouter à ce slogan : « Le développement de l’Agriculture repose sur les performances et les résultats de la Recherche Agronomique », nous fait remarquer Dr Yte Wongbe. Qui ajoute : " Le Président de la République Alassane Ouattara a inscrit dans son programme de gouvernement la Recherche Scientifique comme un des maillons essentiels de sa politique. Il entend, véritablement, donner à celle-ci son statut de moteur du développement économique et social de notre pays. Ainsi, dans un environnement en constante évolution, notre ambition est de satisfaire continuellement les attentes des populations à travers une recherche agronomique de pointe acquérant des résultats scientifiques et techniques convaincants et offrant aux utilisateurs des services de qualité irréprochable ». Notons que le CNRA sous la coupole de son actuel DG, qui est Docteur d'Etat Es. Sciences Naturelles, Option Hydro-biologie et Directeur de Recherches a conduit une multitude de recherches qui ont mis au point des technologies axées sur la diversification agricole, l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits, la transformation et la conservation des produits ainsi que la préservation des ressources animales, végétales et forestières.

Brillant visionnaire en 1971, le fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu Felix Houphouët-Boigny avait créé un département ministériel dédié à la recherche scientifique et à l’innovation technologique, pour conduire notre pays allègrement vers l’émergence en s’appuyant sur les résultats d’appareils de recherche forts et performants. Les excellents résultats obtenus grâce à la recherche scientifique qui permettent notre embellie économique, nous confortent aisément.

Car il sera plus que judicieux pour le président bâtisseur qu’est le PRADO de redonner ses lettres de noblesse à la recherche scientifique en lui offrant un ministère avec à sa tête le Docteur d'Etat Es. Sciences Naturelles, Option Hydro-biologie et Directeur de Recherches, Dr Yte Wongbé, un homme de poids et de sérail qui fait la fierté du Tonkpi. Ce militant des premières heures qui a offert une assise au RDR dans le Tonkpi, a co-ecrit le prometteur programme du « Vivre Ensemble », surtout le chapitre dédié exclusivement à la recherche scientifique.

Lorng Esmel

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alain ruellan rhdp

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