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Création "d'homme - macaque " embryonnaire : les scientifiques n'ont plus de limites, ça effraie !

Des scientifiques américains et chinois ont intégré des cellules humaines à l'intérieur d'embryon de macaque. Une expérience réussie pour ces explorateurs de la génétiques, mais qui soulève plusieurs questions d'ordre étique.

Première création d'embryons chimères porc-humain - Sciences et Avenir

Alors que le monde entier est préoccupé par la lutte contre le coronavirus, cela n'a pas l'air d'enrayer certaines progrès scientifiques. Dans le domaine de la génétique, c'est une découverte que les personnes peu enclines à la chose scientifique pourraient qualifier de morbide et d'effrayant. En effet, des chercheurs américains et chinois ont entrepris de cultiver en laboratoire des cellules humaines à l'intérieur d'embryons de singe macaque. Leur objectif était de mieux comprendre comment celles-ci se développent et communiquent entre elles.

Juan Carlos Izpisua, un científico de Nobel

Dans le cadre de travaux présentés dans la revue CellJuan Carlos Izpisua Belmonte, du Salk Institute, et ses collègues ont créé les premiers embryons chimériques homme-singe, impliquant le développement de cellules souches humaines (capables de se différencier en de nombreux types de cellules) à l’intérieur d’embryons de singe. Informe le site internet dailygeekshow.com très au fait des avancées technologiques, dans l'une de ses publications du 21 avril 2020.

Le Japon autorise la création d'embryons mi-homme mi-animal

Cette expérience à été menée pendant 19 jours avant que ces scientifiques ne détruisent les résultats de leur expérimentation. Et pour eux, ça a été un succès. Les scientifiques ont constaté que les cellules souches humaines avaient survécu et s’étaient intégrées aux embryons de singe « avec une meilleure efficacité relative » que lors des expériences antérieures réalisées sur des tissus porcins. Selon dailygeekshow, les scientifiques ont expliqué qu’elles pourraient faire progresser la recherche biomédicale, en nous aidant à mieux comprendre le développement précoce de l’être humain, la progression des maladies et le vieillissement, et également permettre de faire face à la pénurie d’organes transplantables.

Julian Savulescu - Wikipedia

Si cette équipe de scientifiques se réjouit de leur découverte, beaucoup d'autres pensent que ce n'était pas une limite à franchir. Aussi pour Julian Savulescu, de l’université d’Oxford, « Cette recherche ouvre la boîte de Pandore pour les chimères humaines-non humaines. Ces embryons ont été détruits au bout de 20 jours, mais ce n’est qu’une question de temps avant que de telles chimères ne soient développées avec succès, peut-être comme source d’organes pour les humains. Ce qui constitue l’un des objectifs à long terme de cette recherche ».

Il se posa la question suivante :  "La question éthique clé est la suivante : quel est le statut moral de telles créations ? Avant de réaliser des expériences sur des chimères nées vivantes, ou de prélever leurs organes, il est essentiel d’évaluer correctement leurs capacités mentales et leur vie".

La création de nouvelles espèces à partir des cellules humaines est considéré comme dangereuse. Avec des virus qui mutent comme le coronavirus qu'on a pas encore réussi à circonscrire, qu'en sera t'il de la création d'hommes hybrides ? Les scientifiques jouent avec le feu comme cela a été le cas du nucléaire qui a eu des répercutions graves comme à Tchernobil et Fukushima. Ces zones ont été désertées depuis de longues années et ne permettent plus une vie normale.

Content created and supplied by: JAKMA (via Opera News )

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