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Employabilité des diplômés: le Rwanda prend des décisions courageuses

Selon RFI, l'Université du Rwanda a entamé, depuis quelques mois, un processus de suppression ou de révision des filières à faible employabilité. C’est une réforme qui vise principalement les filières non scientifiques, à savoir les arts et les sciences sociales. Il s’agit entre autres de la sociologie, de l’anthropologie et de la philosophie, jugées inadaptées au marché de l’emploi.

En effet l'Union africaine estime la pénurie en ressources humaines en Afrique à plus de huit millions de médecins et de spécialistes, plus d'un million de chercheurs, plus de quatre millions d'ingénieurs et de près de 70 000 agronomes, pourtant le taux de chômage ne cesse d’augmenter dans les pays africains.

Ce triste tableau dépeint par l'Union Africaine est aussi celui de la Côte d'Ivoire. Mais les autorités ont procédé différemment pour la résolution du problème. Ici l'on a pris le problème à la base, c'est-à-dire depuis le primaire en accordant plus de temps d'apprentissage aux sciences. Au secondaire, l'on a réintroduit les coefficients au premier cycle histoire de faire naître des vocations très tôt puis les "aiguiser "au second cycle et plus loin au supérieur. Mais comme l'on dit "aux grands maux les grands remèdes", la situation de l'employabilité est certainement telle que les rwandais ne veulent pas lésiner sur les moyens pour répondre aux besoins des diplômés.

Mais il faut s'y prendre avec beaucoup de précaution car si les autorités n'y prennent garde, il pourrait à la longue avoir une pénurie de cette catégorie de diplômés plutôt indésirables aujourd'hui. Car même si l'on juge à faible employabilité ces filières incriminées aujourd'hui, elles ont un rôle dans la conscientisation des populations. Souvenons-nous de la pensée de Rabelais : "science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Figurez vous, dans les grands pays, des filières comme la philosophie avec sa branche bioéthique, réfléchissent sur l'usage, sur l'éthique des découvertes scientifiques pour évaluer l'impact sur les populations. Il y a donc de la place, même si elle est infime, pour les sciences sociales. Il ne faut pas trop vite s'en débarrasser sous certains prétextes.

Content created and supplied by: yakouser (via Opera News )

rfi rwanda

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