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On n'entend plus parler de " microbes" à Abidjan, les autorités ont-ils pris leurs responsabilités ?

Habituellement accusés d'être à la solde du pouvoir, les enfants en conflit avec la loi, communément appelé" microbes", essentiellement âgés de huit à dix-sept ans, sont dans les rues d’Abidjan munis d’armes blanches, agressent, volent, terrorisent et parfois tuent leurs victimes. Ils agissent en groupe, et le plus souvent sous l’emprise de la drogue.

Ce phénomène d’une véritable délinquance urbaine juvénile, né dans la commune d’Abobo va se propagé aux autres quartiers. Ces « microbes », exclusivement issus des milieux défavorisés d’Abidjan, sont des mineurs déscolarisés ou analphabètes, désœuvrés, déshérités ou abandonnés par leurs parents.

Le parcours de ces enfants « microbes » est généralement identique. D’« enfants des rues», en errance, ils ont été recrutés par les adultes comme enfants-soldats, porteurs de munitions pour les combattants ou informateurs, durant la guerre postélectorale de 2010-2011. Ils ont vécu de près les atrocités de la guerre et ont vu les adultes franchir les limites morales qu’ils avaient eux-mêmes fixées. Ces enfants en ont acquis la conviction qu’il est normal et possible d’obtenir ce que l’on veut par la force et la violence.

Cependant depuis quelques temps, voir des mois, le phénomène des enfants en conflits avec la loi tend à disparaitre. Ce qui est une joie pour les populations ivoiriennes notamment ceux d'Abidjan qui voyaient leurs paix êtres empêchée par ces bandes de voyous. Longtemps critiqué sur leurs passivétés, l'on s'intéresse à savoir si les autorités ont enfin pris leurs responsabilités en tapant du poing sur la table.

Content created and supplied by: LaMontagneInfo (via Opera News )

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