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Assassinat de Balla Kéita : enfin le mobile du crime connu (Ivoir’Hebdo) !

Dans son enquête massive sur l’assassinat à Ouagadougou, le 1er août 2001, de l’ancien ministre ivoirien Balla Kéita, le journal d’investigation Ivoir’Hebdo a réussi à déterminer le mobile du crime.

« Pendant que Burkinabè et Ivoiriens s’accusaient mutuellement, souvent par presses interposées, plus personne ne songeait à retrouver la fameuse « dame », suspecte numéro un. Dans son édition du 26 août 2002, le journal d’investigation burkinabè Bendré émet plusieurs hypothèses, dont l’une a le mérite de retenir l’attention », soutient le journal.

« En effet, la rumeur qui a couru, selon laquelle Balla Kéita s’apprêtait à dénoncer auprès de Laurent Gbagbo, le prochain coup d’Etat en Côte d’Ivoire, en préparation à Ouagadougou ; n’a jamais été émise sur la table par les enquêteurs burkinabè, ni par ceux qui suivaient le dossier en Côte d’Ivoire. Elle restera un bruit de comptoir qui ne résiste pas aux faits », soutient le journal qui est largement revenu sur les circonstances de l’assassinat, tout en évoquant les points de l’enquête.

Pour ce qui est du mobile, Ivoir’Hebdo en a sélectionné plusieurs, avant de procéder par élimination, au vu des éléments dont il dispose. Le journal d’investigation s’appuie sur l’hypothèse du mobile avancé par le journal burkinabè Bendré, entre autres mobiles.

« Le Burkina Faso, a-t-il intérêt, de son côté, à ce que Balla Kéita meurt ? », s’interroge le journal fondé par Moumina Chériff Sy, devenu plus tard président du Conseil national de transition (CNT) après la révolution qui a emporté Blaise Compaoré, puis ministre de la Défense du Président actuel, Roch Kaboré, un poste qu’il a occupé durant deux ans », relève le journal.

Ivoir’Hebdo, citant toujours le journal burkinabè, poursuit : « La réponse est implacable : « dans le contexte de nos rapports, presque conflictuels, éliminer un « moteur » de la machine UDPCI et faire croire que c’est l’œuvre du pouvoir FPI, reviendrait à positionner le Général Robert Guéi en droit de légitime défense contre Gbagbo…et la suite, ce serait la déstabilisation du clan Gbagbo. Et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les pays qui souffrent des pratiques xénophobes de ce pouvoir ». 

En clair, Bendré estime que l’assassinat de Balla Kéita en terre burkinabè, visait davantage à susciter des tensions entre Robert Guéi et Laurent Gbagbo. Et le 19 septembre 2002, qui a vu l’assassinat de Robert Guéi, accusé d’être derrière les assaillants, apporte de l’eau au moulin du journal.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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