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Songon-Agban : voici l'accord de 1956 qui clarifie tout sur le droit de propriété


 

Les populations Atchan de Songon-Agban n’entendent pas lâcher l’affaire à moins d’être rétablis dans leurs droits de propriétaires coutumiers. Et cela, ils l’ont exprimé

 hier lundi 30 Août par une manifestation qui a paralysé la circulation sur l’axe internationale Abidjan-Dabou.

 « On veut nos terres », scandaient les jeunes.« Nous manifestons aujourd'hui parce que ceux à qui nous avons offert l'hospitalité sont en train de nous arracher nos terres. Nos signatures ne passent pas au ministère et c'est ceux à qui on a offert l'hospitalité, ce sont leurs signatures qui passent. Ce sont nos frères qui viennent d'Adzopé et il n'y a pas de raison de leurs faire la guerre. La chaise que nous leurs avons donné, nous ne voulons pas la leurs arracher mais nous voulons seulement qu'ils reconnaissent nos droits. Si aujourd'hui les Attié ont droit de signature chez nous, c'est que nous ne sommes plus propriétaires terriens. En 1956, il y a eu un contrat de travail entre nos parents et leurs parents qui étaient venus en tant que manœuvres et aujourd'hui le gouvernement leurs octroient le droit de signature et nous qu'est- ce qu'on devient. On ne peut pas l'accepter. » a martelé Johnson Gouredji, porte-parole des propriétaires terriens de Songon-Agban.

Sur la parcelle de terre qui est source de conflit en ce moment et estimée à des milliers d'hectares, un accord séculaire de travail en date du 22 septembre 1956 , a été contracté entre les Atchan de Songon-Agban et les premiers Attié qui ont occupé la terre devenue aujourd’hui Songon-Agban Attié 2. .Conformément à cet accord qu’ont présenté les manifestants ,le responsable des Attié ,Mr Attin KOUE qui avait en charge l’entretien de la  plantation de café en tant que manœuvre n’avait aucun droit de propriété sur ladite parcelle..

« Il ya un accord qui a été contracté en 1956 entre nos parents et les premiers Attié.Et dans ces accords nos hôtes étaient venus pour travailler comme des manœuvres. Nous les avons reçu par hospitalité et si l'hospitalité doit être un crime pour celui qui accueille, alors où allons-nous? Nous avons essayé d'approcher nos frères Attié pour leur dire que nos pères quand ils ont accueilli vos parents, c'était pour leur donner à manger et en aucun cas ils leurs ont vendu la terre. Plus de sept décennies après, ces derniers se réclament propriétaires terriens. 

Nous ne pourrons pas admettre celà. Pour éviter des troubles et des conflits entre nous ,nous avons approché la justice qui malheureusement a tranché en leur faveur. Aujourd'hui, nous lançons un appel au Chef de l'État et à toute la côte d'ivoire pour qu'ils s'en rende compte de l'injustice dont nous sommes victimes parce que nous avons tendu un bras à des personnes qui veulent nous prendre le bras. », a lancé à l'endroit des autorités ,le porte-parole des propriétaires terriens. Non manquer sans indiquer que tout titre de propriété acquis par tout individu et signé du chef de la communauté Attié de Songon Agban Attié 2 ,est nul et de nul effet et n'a aucune valeur. Toutes  tentatives visant à rentrer en contact avec le Chef du village de la communauté Attié se sont soldées par un échèc.

 Gooré Michel

 

 

 

Content created and supplied by: goorémichel (via Opera News )

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