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L’effet de Serre, régulateur du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, ou dérèglement climatique ou encore réchauffement planétaire, est un phénomène d’augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, en raison d’émissions excessives de gaz à effet de serre. Ces émissions excèdent les capacités d’absorption des océans et de la biosphère et augmentent l’effet de serre, lequel piège la chaleur à la surface de la terre.

La question du dérèglement climatique provoqué par les rejets d’oxyde de carbone dans l’atmosphère est soulevée dès 1896 par Svante August Arrhenius (chimiste suédois, précurseur de l’effet serre), qui évoque la responsabilité de la combustion de la houille. Par conséquent, la théorie scientifique du réchauffement climatique est ancienne.

En 1988, un Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) mis en place par l’ONU, mène des études scientifiques sur le climat. Dans son quatrième rapport datant de 2007, avec la participation de 2500 scientifiques issus de 130 pays, le GIEC affirme que le réchauffement climatique depuis 1950, est probablement lié à l’augmentation du gaz à effet de serre d’origine anthropique (activités humaines). 

L’effet de serre est un phénomène naturel par lequel une partie de l’Energie solaire reflétée par la terre, au moyen d’un rayonnement infrarouge, est absorbée et retenue sous forme de chaleur dans la basse atmosphère (troposphère). 

L’effet de serre est causé par les gaz contenus dans l’atmosphère, principalement la vapeur d’eau (H2O). D’autres gaz, tels que le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, l’ozone etc., interviennent dans l’effet de serre.

Sans l’effet de serre, la température de la surface de la terre serait de -19 degré Celsius. Ce qui rendrait quasiment impossible la vie sur la Planète Terre. Le rôle de l’effet de serre est de maintenir une température moyenne de 15 degrés C, à la surface du Globe terrestre, pour y garantir une vie normale.

Par contre, l’augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, tel que le CO2, provoque un effet de serre additionnel source d’augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques. Les émissions de gaz à effet de serre sont consécutives au « forçage anthropique », càd à l’accroissement dans l’atmosphère des gaz à effet de serre résultant de l’activité humaine. On parle alors de réchauffement climatique ou dérèglement climatique.

Les facteurs principaux d’émissions des gaz à effet de serre, causes du réchauffement climatique sont les suivants :

-        L’utilisation d’énergies fossiles telles que le pétrole, le gaz naturel, le charbon, par le secteur secondaire (Unités de production industrielle). Ces industries par leurs activités émettent d’énormes quantités de CO2 ;

-        La déforestation permanente augmente l’effet de serre de différentes façons. Les arbres abattus qui sont brulés ou qui se décomposent naturellement, émettent du CO2. En l’absence d’activités de reboisement, l’absorption du carbone émis par la déforestation va concourir à l’augmentation des quantités du CO2 dans l’atmosphère.

-        La gestion inadéquate des déchets émis par l’activité humaine est préjudiciable à l’environnement. Les déchets plastiques constituent une véritable problématique dans l’assainissement de nos cadres de vie quotidiens. La pollution plastique est un véritable fléau pour notre planète. Le 1/3 des productions de plastique se retrouve dans la nature avec une faible possibilité de recyclage. Le plastique contamine progressivement les océans (les microparticules de plastique sont absorbées par les espèces aquatiques et peuvent se retrouver dans nos assiettes).

Les impacts du réchauffement climatique sont d’ordre environnemental et social et se déclinent par les phénomènes suivants :

-        Inondations et pénuries d’eau

La fonte des glaces dans certaines régions (l’antarctique) augmentera et va accroitre les risques d’inondation. A la suite de cette fonte, les glaciers disparaitront progressivement, pour in fine, réduire fortement l’approvisionnement en eau. A terme, un 1/6 de la population du globe pourrait être touché par des pénurie d’eau. Il s’agit principalement des habitants du sous-continent indien, de certaines régions de la Chine et des Andes en Amériques du Nord.

-        Chute du rendement agricole

La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, les sécheresses, la désertification et pénuries d’eau, entraineront des pertes dans la production agricole.

En Afrique plus particulièrement, le déclin des récoltes va affecter le monde agricole avec une chute des rendements et avec pour conséquences la pénurie des denrées alimentaires et une réduction des provisions des semences.

-        Augmentation du nombre de victimes des catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles se multiplient durablement ; le nombre de personnes de victimes va atteindre des niveaux inquiétants. L’ONG OXFAM estime que le nombre des victimes des catastrophes naturelles est passé de 174 millions en 1998 à 254 millions en 2016, soit une progression de 46% en moins d’un quart de siècle.

-        Augmentation du nombre de réfugiés

Les pénuries d’eau et de nourriture, les maladies, les sècheresses, les inondations, associés aux conflits armés contraignent les populations à quitter leur lieu d’établissement. On estime qu’en 2100, 300 millions de personnes pourraient être déplacés de façon permanente et devenir des réfugiés climatiques, suite aux conséquences du réchauffement climatique ou aux conflits provoqués par ces changements.

-        Mortalité liée au réchauffement climatique

Les périodes de stress thermique (canicule) provoquent des décès supplémentaires chez les personnes souffrant d’une maladie chronique, le plus souvent cardiovasculaire ou respiratoire.

Les catastrophes naturelles (sécheresse, inondation, tempête) avec des fréquences croissantes liées au réchauffement climatique provoquent des décès supplémentaires.

Il faut souligner que les émissions par habitant des pays riches sont bien plus importantes que pour les pays pauvres. Les pays en voie de développement (PVD) sont encore dans un rôle de pollueur moins important que celui des pays industrialisés. Il est temps pour les PVD de prendre des mesures idoines de lutte contre le réchauffement climatique, en vue de conserver leur position de poumon écologique de l’humanité, par l’institution de fiscalité environnementale innovante et la vulgarisation des comportements et gestes écocitoyens tels que l’utilisation rationnelle de l’énergie électrique, la lutte contre la dégradation du cadre de vie (utilisation exclusive des poubelles), la création de forêts urbaines, le contrôle des activités polluantes etc. 

Au total, l’interdépendance entre l’effet de serre et le réchauffement climatique est une réalité indiscutable. Par conséquent, l’espèce humaine doit s’autodiscipliner pour réduire sa contribution à la production d’un effet de serre additionnel catalyseur du réchauffement climatique, en privilégiant les activités moins nuisibles à l’écosystème et à la biodiversité.

 

                                                M. GBATO JEAN

 

 

 

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: JeanBaptisteGbato (via Opera News )

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