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Côte d'Ivoire : Cas d'inceste à Bingerville, la ligue ivoirienne des droits des femmes se saisit de l’affaire

Depuis le 02 Avril 2021, la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes assiste la petite E.K dans l’affaire l’opposant à son beau-père qu’elle accuse de viol. 

Malheureusement, l’on a appris ce jour qu’un jeune homme mineur, qui aurait été brièvement le petit ami de la victime, a été contre toute attente placé en garde à vue dans la pleine méconnaissance de la procédure légale. Est-ce une garde à vue ou une séquestration ? Voyez par vous-même.

Selon la ligue ivoirienne des femmes, «il convient de noter que le père de ce dernier était préalablement, et ce plusieurs fois, allé à la Brigade des mineurs afin de faire une déposition sur la maltraitance que subissaient la petite E.K et son petit frère, laquelle orchestrée par leurs parents, mais personne n’a voulu l’écouter. Alors que le beau-père, pourtant accusé de viol, est tranquille, en voie d’une potentielle remise en liberté. »

Ce procédé est visiblement une atteinte grave aux droits de la défense, aux droits des mineurs et aux droits de l’Homme.

La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes s’oppose à cette probable remise en liberté qui est en totale contradiction au code de procédure pénale : 

1. Tout d’abord, la petite E.K est en attente de son certificat médical qui ne lui a pas encore été délivré. 

2. Les personnes du voisinage ayant donné l’alerte et voulant faire des dépositions, n’ont jamais été écoutées. 

3. L’agresseur a été gardé 10 jours à la Brigade des mineurs sans être placé en détention. Une catégorie nouvelle et exceptionnelle de garde à vue.

4. Le mineur gardé à vue a été écouté sans aucune assistance.

En outre, La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes tient à souligner que sa présidente, sa secrétaire générale et la chargée des interventions sociales ont été harcelées par le frère de l’accusé se disant sous-directeur d’un service au Ministère de la Construction.

La Ligue Ivoirienne des Droits des femmes s’insurge contre cette pratique qui met à mal l’image du système judiciaire ivoirien et interpelle la Direction Générale de la Police Nationale, le Ministère de la justice et le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant sur cette affaire. 

Fait à Abidjan, le 10 Avril 2021                       

#LaLigue

Content created and supplied by: Sphinx (via Opera News )

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