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MACA : "Printemps des leaders dynamiques" plaide pour la libération des enfants mineurs

Selon une disposition du Code pénal en son article 48, « la femme enceinte condamnée à une peine privative de liberté ne doit subir sa peine que huit semaines au moins après son accouchement ». Mais au ministère de la Justice, l’on peine à justifier la présence de ces femmes et leurs nouveau-nés, en détention au sein de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). C’est dans cette optique que l’organisation "Printemps des leaders dynamiques" a décidé de faire de la question de la mise en liberté des enfants détenus, son cheval de bataille.

 

Sabine Kouassi, présidente de "Printemps des leaders dynamiques", a entrepris, depuis quelques temps, des démarches auprès des autorités compétentes pour qu’une décision favorable soit prise pour permettre à ces enfants de recouvrer la liberté et mener une vie normale en société.

 « Les femmes détenues dans le bâtiment des femmes purgent leurs peines selon le délit qu'elles ont commis. Mais leurs enfants qui sont innocents subissent la même peine que leur mère parce qu'ils y sont enfermés jusqu'à ce que la mère purge toute sa peine. En d'autres termes, ce n'est pas une seule personne qui est condamné mais plusieurs personnes dont des innocents de surcroît mineurs qui sont condamnés et qui voient leur vie hypothéquée pour avoir commis un seul délit, le lien maternelle », dira-t-elle

 

Puis d’ajouter, «j'imagine la tristesse de ces enfants qui rêvent d'être dehors comme les autres enfants. J'imagine quelle torture morale ces enfants subissent lorsqu'ils rêvent de travailler pour aider leurs mères dans le futur mais ils ne pourront jamais le faire parce le gouvernement les a condamnés dès leur naissance et tout ce qu'ils auront appris c'est le champ lexical de la prison. C’est vraiment déplorable ».

Patrick Méka

 

 

Content created and supplied by: PatrickMéka (via Opera News )

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