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Accusés d'avoir brûlé 3 personnes avec des pneus en 2010, ils sont jugés 11 ans après les faits


Lors de la crise post-électorale de 2010, alors que la Côte d'Ivoire est sur des braises et qu'il y a des milices naissantes dans les quartiers d'Abidjan, deux personnes, Amadou et Ahmed, sont enlevés dans une boutique du quartier Niangon de Yopougon, emmenés dans un canniveau où ils sont brûlés vifs, au pneu, dans le cadre de l'article dit 125. Avec eux, un autre homme débusqué de son domicile toujours à Yopougon, est lui aussi assassiné.


Le propriétaire de la boutique dont les deux frères ont été enlevés a porté plainte contre deux jeunes de son quartier, SER, et RICH, dont il dit qu'ils sont les auteurs du meurtre de ses frangins. Sans avoir été témoin de leur enlèvement, il s'est appuyé sur le témoignage de quelques habitants du quartier qui ont dit avoir vu SER et RICH piller la boutique en s'en allant avec ses compatriotes. Les témoins de la scène ont d'ailleurs été entendus au commissariat pour leurs dépositions.

Quant à la troisième victime, son épouse a déclaré avoir imploré les accusés, SER et RICH, de ne pas tuer son mari...


Après les meurtres de 2010, SER et RICH ont été arrêtés un an plus tard, déférés à la MACA le 26 Août 2011. Neuf ans après leurs détentions, ils sont passés en jugement ce mardi 4 Mai 2021, défendus par trois avocats qui ont, au cours de leurs plaidoyers, tenté de montrer les insuffisances des dépositions des témoins. Maître André Mobio, de sa voix haute perchée et de sa diction claire, a notamment notifié que l'épouse témoin a tenu plusieurs langages chez le juge d'instruction et que sa parole ne saurait être crédible. Quant aux allégations des riverains sur l'enlèvement de Ahmed et Amadou, elles ne disent pas avoir vu les deux accusés procéder au meurtre de ces derniers. Pour l'avocat, l'on ne devrait les condamner sur la simple base de supposition, les affaires pénales ayant besoin de preuves irréfutables établissant leurs culpabilités. Maître Mobio a demandé au tribunal la relaxation de ses clients là où la procureure a requis 20 années d'emprisonnement pour les deux accusés. Le délibéré sera rendu le 11 Mai 2021.


Louis-César BANCÉ

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Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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