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Prison à vie pour Amadé Ourémi : la réaction de Anne Ouloto toujours attendue

Les rideaux sont tombés sur le procès Amadé Ourémi, du nom de Ouédraogo Rémi, l’ex-seigneur de guerre du Mont Peko, reconnu des massacres de Duékoué survenus les 28 et 29 mars 2011. Aux termes de six jours de procès, il a été condamné à la prison à vie pour « crimes contre les populations », « pillages », « séquestrations », « coups et blessures volontaires » et « destructions de biens ». Six jours durant lesquels Anne Ouloto, actuelle ministre de la Fonction publique s’est murée dans le silence.

En effet, la réaction de cette ministre, originaire de cette région martyre était tant attendue car elle réfutait, dimanche 05 mai 2019, l’existence du génocide Wê arguant qu’il s’agit d’un fonds de commerce pour le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo.

« Arrêtez d’utiliser le peuple Wê comme fonds de commerce. Nous sommes un peuple digne. Il n’y a jamais eu de génocide Wê en Côte d’Ivoire. C’est une honte qu’une femme politique d’utiliser une tribune politique pour mentir à la nation et au monde. Si le peuple Wê avait été victime de génocide, je ne serais pas en vie moi qui vous parle parce que je suis Wê », lançait-elle à Simone Gbagbo. 

Les scènes insoutenables d’exécutions sommaires, de viols, de mutilations et d’incendies de leurs habitations, décrites par les 84 victimes parties civiles contredisent les propos de la ministre Anne Ouloto qui semble éviter le sujet.

Pour Roseline Aka Sérikpa, avocate de Amadé Ourémi, ‘‘Il y a bel et bien eu génocide à Duékoué’’.

 

« Nous sommes un peuple digne », martelait Anne Ouloto. Une dignité pour laquelle la ministre devrait confirmer sa thèse ou tout simplement présenter des excuses au peuple Wê.

 Selon la Croix rouge, les forces pro-Ouattara ont massacré 817 civils à Duekoue du 28 au 29 mars 2011. Human Rights Watch fait état de 1800 civils tués en huit jours.

Cyrille NAHIN

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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