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Voici l'histoire troublante d’un jeune migrant clandestin de retour en Côte d’Ivoire

Chaque année, des jeunes de l’Afrique subsaharienne précisément ceux de la Côte d’Ivoire, pays considéré comme étant en tête de liste des jeunes qui migrent clandestinement dans les pays européens à la recherche d'un mieux être. Un migrant clandestin ivoirien de retour dans son pays natal (Côte d’Ivoire) avoue « Ce sont les guides religieux qui nous poussent à prendre la mer sur des bateaux gonflables dont le risque de mortalité est très élevé »

Ce témoignage à été entendu lors de la présentation du comité de sensibilisation sur la migration irrégulière présidé par Bako Digbé Anatole Privat, préfet de région, préfet du département de Daloa. C’était le mercredi 30 juin 2021 à préfecture de la région du Haut-sassandra, présidé par Dominique Beugré, directeur régional de la promotion de la jeunesse de l’insertion professionnelle et du service civique du Haut-sassandra

D.S migrant de retour de la Lybie sauvé des mains des djihadistes par l’ONG Avsi (Association volontaire pour le service international), nous raconte son histoire.

« j'ai été inspiré par un ami qui a migré de manière clandestine, et en m'envoyant ces différents photos, je me suis dit qu'il a réussi, alors cela voudra dire que cela peut être aussi ma chance.

C'est ainsi que j’ai voulue faire comme lui, or tout ce qui m'a dit était totalement faux, je me suis aperçu seulement lorsque je me suis lancée dans cette aventure que je ne savais pas si périlleux et très difficile de la sorte

J'ai quitté la Côte d’Ivoire le 25 décembre 2012. De mon départ de divo à Gao le voyage s'est passé sans condition. Mais c'est justement dans cette partie du mali que va débuter toutes nos souffrances.

Après avoir fait trois mois de prison à Gao entre des arabes, nous avons été obligés de payer à nos agresseurs la somme de cent mille francs CFA avant d’être relâché.

De la nous avons été embarqué dans des camions remorque pour kidal. De Kidal, ils nous ont directement conduit dans un camp des Touaregs, là encore nous avons été fait prisonnier durant trois mois et chacun de nous a encore déboursé la somme de deux cents mille francs CFA puis nous avons été libéré.

Ce qui était marrant dans cette histoire, c'est qu'ont te chicotte à coup de fouet soigneusement natté avec la peau de chameaux avant qu’ont ne vous demande de verser la dite somme d'argent.

Lorsque que nous sommes arrivés à sawi, nous avons découvert que se sont nos frères africains qui organisent les traversées du désert en collaboration avec les arabes du désert.

De là, nous sommes systématique livré aux Arabes qui viennent faire le choix des bras valides pour devenir des djihadistes et combattre pour leurs causes. Je dois vous avouer que la sélection se fait à coup fouet.

Ceux qui ne sont pas choisi son battus durant plusieurs jours et ceux très tôt le matin et tout les jours de votre séjour.

Ensuite il vous oblige à appeler vos parents afin qu’ils vous envoie de l'argent, mais si pas malheur votre numéro ne passe pas où que personne ne décroche, la c'est un autre problème que vous venez de créer. Mais si Dieu merci votre numéro passe mais que la somme demandée à vos parents ne vient pas dans un délai très court, c'est encore un autre problème que vous venez de vous créer.

Pour ma part j’ai dû passé deux semaines avec eux (arabes) et nous étions ligotés, battus avec des chaines, du bois ou n'importe quel autre objet qu'ils pouvaient avoir à porté de main.

Heureusement pour moi j'ai pu m’échapper grâce à l'aide d’un ami pour me retrouver en lybie.

 Pendant ce temps, les témoignages que j'entendais était plus effrayant que tout ce que j'ai déjà subis et vécu, alors j'ai décidé de rembourser chemin et de regagner mon pays la Côte d'Ivoire

Voilà comment je me suis retrouvé en lybie et j'ai rencontré l’ONG AVSI qui m'ont ramené chez moi » à-t-il expliqué avec des larmes aux yeux

Auteur Jean-valdoss

Content created and supplied by: poste1 (via Opera News )

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