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Vidéo verbalisation : à Yopougon, les chauffeurs se vengent sur les voyageurs

Les chauffeurs de mini-cars appelés communément "Gbaka" ont donné le ton. Depuis deux jours, ils ont fait grimper les coût de transport de 50 à100%. Sans crier gare. De 100 francs CFA, les courses au sein d'un quartier à un autre est monté à 200 CFA. C'est le cas notamment avec les "Gbaka" reliant les quartiers Koweït, Toits rouges-sapeurs pompiers, Nouveau quartier au sable.

Quand vous sortez de Yopougon pour la commune d'Adjamé, vous devriez désormais débourser la somme de 300 francs CFA, au lieu de 200, comme c'était le cas, il y a seulement deux jours.

Qu'est-ce qui peut expliquer cette brusque surenchère qui vient assombrir davantage l'horizon des populations de cette cité dortoir qui ploient déjà sous le poids du coût excessif de la vie ?

Du fait qu'il n'y a pas eu d'augmentation récente du prix du carburant à la pompe, la seule explication plausible est l'entrée en vigueur de la vidéo verbalisation qui oblige tous les automobilistes à ce mettre en règle.

Ces chauffeurs veulent vraisemblablement se payer sur la bête, en rattrapant les sommes dépensées pour la mise à jour des pièces afférentes à leurs véhicules ou des pièces concernant leurs situation personnelle.

Dans un système de liberté des prix, au peut déjà prévoir un effet d'entraînement. Les autres opérateurs du transport se feront un plaisir de suivre le mouvement amorcé par leurs confrères de Yopougon.

Les populations deviennent ainsi, les victimes collatérales d'une mesure pourtant salutaire. Que feront les autorités qui ont pouvoir de décision en matière de transport en commun ? Mystère et boule de gomme !

Théodore Sinzé

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

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