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Routes /Dos d'âne : un mal nécessaire ?

De plus en plus les dos d'âne inondent les routes ivoiriennes. Ce, sans conséquences pour les populations et les conducteurs d'engins.

Le samedi dernier, un voyage éclair sur Yamoussoukro suivi le dimanche 04 Juillet 2021 d'une balade sur l'axe Yamoussoukro-Bouaflé, nous a permis de constater l'abondance des dos d'âne sur le trançon Yamoussoukro-Zatta. << Depuis que les ouvriers de la société en charge de l'extension de la route Yamoussoukro-Bouaflé ont installé le dos d'âne sur la chaussée, nos traversées de la route sont sécurisées >>, dit tout heureux monsieur Koumassi Daniel, habitant de Zatta.

Ce qu'il faut savoir, c'est que les dos d'âne ont été posés aux entrées et sorties des villages communaux de Yamoussoukro que sont Aboua-kouassikro, Bonzi, Dogounou-Kouadiokro, Sahabo et Zatta. Pas au-delà du dernier village cité. Pour Konan Félicien, de Dogounou-Kouadiokro, avec les dos d'âne sur le trançon, les vies des populations sont maintenant prises en compte dans le projet d'extension de la route Yamoussoukro-Bouaflé.

Côté des conducteurs, le mécontentement se lit sur les visages. Monsieur Drissa, chauffeur de taxi sur la ligne Yamoussoukro-Kossou : << Nos véhicules en souffrent énormément. En plus, il nous faut obligatoirement ralentir là où on pourrait vite aller >>. 

La présence de dos d'âne, à y penser, n'est pas seulement visible sur l'axe Yamoussoukro-Zatta. 

Dans d'autres localités du pays, les avis sur l'existence des dos d'âne sont aussi partagés. Sur la route de Gagnoa ainsi que celle d'Abidjan-Adzopé, selon Traoré, conducteur de car de la compagnie ST avec qui nous avons effectué le voyage de Yamoussoukro à Abidjan depuis le village de Dogounou-Kouadiokro, beau village en plein essor, situé à 4 kilomètres de Yamoussoukro, route de Bouaflé, les dos d'âne sont de plus en plus nombreux, hauts et nuisibles à certaines pièces des véhicules.

Pour terminer, l'on retient que les populations des localités, dans leur ensemble, semblent se réjouir de la présence des dos d'âne alors que les conducteurs craignent pour l'état des engins.


En Dieu, il faut croire

Paul Konan

Content created and supplied by: Paulyfamienkoffi (via Opera News )

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