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Viol et violation des lois, les nouvelles armes de crime ?

Depuis quelque temps, on n'entend plus parler que de ça. Des histoires de viol ici et là, dont une qui secoue la République. À croire que ça viole à tout va... Sommes-nous devenus si libidineux dans ce pays, ou est-ce la seule volonté de nuire ? Ce que nous entendons, c'est pourtant ce qui est révélé au grand jour. La partie visible de l'iceberg. Qu'en est-il des victimes silencieuses, celles qui ont honte de raconter ce qu'elles ont subi sans être indexées ou se sentir coupables ! Il suffit de se rendre dans les centres d'écoute de certaines communes pour mesurer l'ampleur de la situation.

Il n'y a pas longtemps, mercredi 29 septembre, l'on a appris que des chrétiens ont été agressés par un groupe d'individus à la Riviera Bonoumin. Selon les informations qui circulent, les femmes qui se trouvaient dans le lot ont été violées. Malgré les caméras de surveillance installées en certains endroits de la ville d'Abidjan, les opérations de sécurisation, il est triste de constater de telles situations. Et c'est franchement déplorable.

Depuis quelques années, les populations ont du mal avec ce phénomène appelé "enfants en conflit avec la loi". Peu importe le nom qu'on donne à une racaille, cela ne l'empêche pas de nuire, puisque de voler ou d'agresser c'est son métier.

La vérité est qu'à la lumière des actes délictuels commis, ils devraient subir la rigueur de cette même loi qu'ils violent en s'attaquant aux populations.

Vol, viol ou violation des lois, tout cela se rejoint en principe, du moment que ce sont des infractions. À la différence que l'une, clairement sadique et inhumaine, est commise sur des personnes physiques. Marquant ainsi celles-ci à vie, psychologiquement et moralement.

Chaque fois que, par exemple, sur une route un automobiliste décide de circuler en sens inverse, il commet une infraction. Donc, il viole la loi. Chaque fois que dans nos écoles un enseignant, pour une raison ou une autre, entretient des relations sexuelles avec une de ses élèves au point d'engrosser cette dernière, il commet une infraction. Donc, il viole la loi. Chaque fois qu'un chef de service, un patron d'entreprise accepte des pots de vin, use de chantage ou pratique la "promotion canapé", il commet une infraction. Donc, il viole la loi. Chaque fois qu'un homme en tenue (corps habillé) accepte des billets de banque ou rackette les populations en fermant les yeux sur le reste, il commet une infraction. Donc, il viole la loi. Je vous laisse poursuivre... La liste est longue, les exemples légions. Ces habitudes se sont installées chez nous depuis des années. Or l'habitude est une seconde nature.

Aujourd'hui, faut-il s'étonner si par laxisme ou par manque de solutions efficientes, les viols prennent d'autres formes en se portant sur les personnes physiques ?

Rien n'est au-delà de nos forces ou de nos possibilités. Il va falloir mettre un terme à tout ce capharnaüm. Surtout les autorités devraient prendre leurs responsabilités avec diligence, célérité en sanctionnant tout éventuel coupable pris la main dans le sac. Assez les vols ! Suffit les viols !

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

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