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Assassinat de Balla Kéita : "Une soixantaine de personnes entendues par la gendarmerie" (Ivoir'Hebdo

Dans l'affaire de l'assassinat de Balla Kéita, le 1er août 2002 à Ouagadougou, dans sa villa de Ouaga 2000 où il avait trouvé exil, sous la protection du président burkinabè d'alors, Blaise Compaoré, une soixantaine de personnes ont été entendues par la gendarmerie au pays des hommes intègres. Sans plus.

Le journal d'investigation Ivoir'Hebdo, qui a entrepris de livrer à ses lecteurs, les résultats de ses propres enquêtes, sur cette affaire jamais élucidée, nous apprend que "la gendarmerie burkinabè a entendu (dès les premiers jours de l'enquête, il y a 19 ans) une soixantaine de personnes, dont le personnel de maison qui, n’a pas vu entrer la tueuse présumée".

Le journal note qu'une "succession de curieux événements s’étant présentée opportunément ce jour-là : le garde du corps, un élément de la sécurité présidentielle qui a demandé une permission pour aller soigner sa migraine, le chauffeur qui a été envoyé chercher un fax dans un quartier éloigné de Ouaga 2000, le quartier huppé de la capitale burkinabè, le domestique chargé de l’entretien de la maison et le cuisinier qui sont dans l’arrière-cour, etc."

Toutefois, souligne le journal, "à ce stade des enquêtes (il y a toujours 19 ans), aucune personne n’avait été interpellée".

Le journal d'investigation fait observer que les enquêteurs burkinabè ont privilégié la piste ivoirienne, principalement le pouvoir de Laurent Gbagbo (qui présidait le pays à cette époque et qui avait des rapports tendus avec le régime de Blaise Compaoré) en portant davantage des accusations, plutôt que de brandir des preuves.

"Côté Burkina Faso, à Ouagadougou, le procureur du Faso pointe un « crime politique maquillé ». Il privilégie l’hypothèse « d’éléments extérieurs ». Toujours avancer de preuves directes. Djibril Bassolé, lui, ne porte pas de gants. Selon lui, le crime a été perpétré « par des éléments commandités qui l’ont planifié ». Soit. Mais où sont les preuves directes de l’implication ivoirienne qui relient à ce crime ? Les autorités burkinabè sont avares en éléments formels", martèle Ivoir'Hebdo.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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