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Société / Simulation de viol et vrai viol d’une institutrice : où sont les "indignés" d’hier ?

 

      

Une image de la marche de protestation que les enseignants ont organisée à Sandégué

Dans l’affaire dite ‘’simulation de viol’’ sur la chaîne NCI et qui a valu à l’animateur Yves de Mbella une levée de condamnations tonitruantes, on s’interroge où tout ce beau se trouve actuellement au moment où les réseaux sociaux font les choux gras de la triste information d’une institutrice violée à Sandegué, une localité du nord-est de la Côte d'Ivoire et appartenant au département de Bondoukou.

      C’est à croire que la simulation du viol était plus grave que le crime avéré lui-même. Ou alors, est-ce parce qu’il s’agit d’une enseignante car là-dessus, on ne se fera pas d’illusion pour ce corps qui est presque le ‘’souffre-douleur’’ de la société ivoirienne. Elles sont nombreuses, les instituteurs et institutrices qui sont très souvent affectés dans des zones déshérités, vivant dans des cabanes (le mot est bien à sa place), au milieu des serpents et aux reptiles venimeux.

       A peine un mouvement d’humeur ou une grève est-il envisagé qu’on leur rétorquerait l’argument du sacerdoce. Sacerdoce au gros dos va ! Nous n’affirmons pas que la bonne dame qui a été victime de ce viol à Sandégué fût mal logée mais c’est l’occasion de revenir sur un fait similaire. Un ami jeune instituteur aujourd’hui décédé, Jean Marc Aurel Gbery (que j’ai rencontré personnellement et avec qui j’ai échangé du sujet) et ses collègues ont vu des maisons de maitres construites pour eux après que naïvement, le jeune magister eut publié une cabane qui lui servait de logement de maitre (sic !) dans la région d’Odienné.

      Des mots de compassion de toutes ces organisations politiques, de la société civile, des citoyens influents et mêmes ceux en mal de visibilité qui recherchaient par l’affaire Yves de Mbella de la visibilité ont parlé, abondamment ; ils ont crié haro sur le baudet, avec une rare virulence. Où sont-ils aujourd’hui, les indignés d’hier ? Ils ont tous donné leur langue au chat. Misère de misère, tout n’est que misère.

             Frederic GNEZE 

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

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