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Bangolo/ Après leur reconversion au transport, que font encore les jeunes avec les kalach ?

Depuis la crise militaro-politique de 2002, nombreux sont les jeunes ivoiriens qui se sont investis dans le transport terrestre, surtout le transport à moto. Rapide et moins coûteux, ce nouveau type de transport a conquis les populations de l'ouest ivoirien. Dans la région du Guémon, plus particulièrement dans le département de Bangolo,ils sont nombreux à s'y être convertis. ces jeunes, pour la plupart des déscolarisés ont décidé de prendre leur destin en main au prix du guidon des grosses cylindrées importées pour la plupart de la Chine. Certains ont même acheté des espaces où ils ont investi de grosses sommes d'argent d'autres préfèrent économiser pour réaliser de grandes œuvres.

On pense que désormais le banditisme est derrière eux. Erreur ! A l'approche des fêtes de fin d'année, certains de ces jeunes ont décidé de reprendre leurs vieillies habitudes : le braquage des véhicules pour dépouiller ses passagers de tous leurs biens, fruits de leurs efforts.

Le mardi 16 octobre dernier quatre de ces jeunes ont braqué un véhicule et une moto à proximité du village de Tié-Iné, dans la commune de Bangolo. Manque de pot pour l'un de ces "larrons", un conducteur de Taxi-moto, bien connu de la zone et identifié par ses victimes.

Choppé par ses propres parents il a subi un traitement de choc avant d'être conduit à la brigade de gendarmerie.qui l'a ensuite déféré à la prison civile de Man après l'avoir entendu. " Celui-ci a reconnu avoir braqué en compagnie de trois autres conducteurs de taxi-moto.

Quelques jours avant, des cars de transport étaient la cible de ces scélérats non loin du village de Béoué-Zagna, sur la voie menant à la ville de Duekoué sans oublier que des cas de braquages réguliers sont signalés dans la sous-préfecture de Zéo, acte de banditisme qui ont fini par irriter les enseignants de cette zone qui ont battu le pavé la semaine dernière.

Alors au vu de ces faits, on est droit de se demander ce que veulent réellement ces jeunes gens pour la plupart ex-combattants devenus pour la plupart des conducteurs de moto-taxi? Font-ils ce métier pour camoufler leurs sales besognes qui est de braquer? Ils doivent compendre qu'on travaille pour acheter un mouton et non pour devenir mouton. Ne pas comprendre ces propos, c'est se livrer à la prison et peut-être pour ne plus en ressortir. Ils doivent le comprendre car le temps des conflits armés est terminé. C'est maintenant le temps du travail.

Kanou Francklin.

Content created and supplied by: Kanoufrancklin (via Opera News )

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