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Accidents de la circulation : la justice va taper fort

En Côte-d'Ivoire, les accidents de la circulation sont devenus tellement nombreux et mortels que le gouvernement veut prendre le taureau par les cornes.

Une visite au service de chirurgie du CHU de Bouaké nous a abasourdi vu la fréquence avec laquelle les blessés par accidents se succèdent dans ce centre hospitalier. Il est vrai que la plupart des cas qui viennent dans le plus grand centre hospitalier du centre-nord sont des cas d'accidents impliquant des motos, mais sur toute l'étendue du territoire national, le nombre des victimes d'accidents ne peut laisser le gouvernement indifférent. L'exemple le plus récent et le plus parlant est l'accident de la semaine dernière sur l'autoroute du Nord, une collision entre un mini-car et un car d'une compagnie de transport de Korhogo qui a occasionné 23 morts. La liste des décès, d'innocents citoyens qui demandaient encore à vivre, ne cesse de s'allonger depuis plusieurs mois. Quand aux causes, elles semblent être bien identifiées par les organes gouvernementaux. En effet, le dimanche dernier, le représentant du ministère de l'emploi jeune présent sur le plateau de Nci 360 indiquait que les motifs d'accidents étaient fortement liées aux fautes des conducteurs, aux pannes techniques, à l'indiscipline et à l'insouciance qu'à l'état des infrastructures routières qui sont cause que pour 2%. Les statistiques qu'il a fourni semblent très réalistes. En revenant au cas de Bouaké où les accidents en ville sont devenus très alarmants, les raisons sont plus liées à l'indiscipline qu'à toute autre cause. En effet, la ville a un nombre très élevé de motocyclistes dont la plupart n'a jamais fréquenté une auto-école. De plus, il n'est pas rare de rencontrer des ados de 12 à 15 ans roulant à moto à toute allure dans la ville. La limitation de vitesse en ville est méconnue. Ajouté, à tout cela, il y a les jeudis, jours de mariages avec les " motards " ivres qui infligent un calvaire tout au long de la journée aux populations. Il semble que les autorités de la ville ont tenté sans succès de mettre un terme à ce phénomène. Et ce cas de Bouaké n'est qu'un exemple parmi tant d'autres en Côte-d'Ivoire où l'on va quérir la mort dans sa tanière.

Face donc à la recrudescence des drames routiers, la justice a décidé de bander les muscles. Ainsi, à travers une note circulaire, note 003 MJDH/CAB du 19 juillet 2021, le ministre garde des sceaux invite les magistrats à être sans pitié pour les auteurs d'accidents mortels et/ou entraînant des blessés.

En somme, les auteurs d'accidents dûs à l'ivresse, à l'excès de vitesse, aux infractions du code de la route se verront écroués fermement. Les cas de sursis et les peines avec extrême clémence feront aussi l'objet d'appel.

Ci-dessous un extrait des décisions :


Sino 74

Content created and supplied by: Sino74 (via Opera News )

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