Sign in
Download Opera News App

 

 

Les « enfants sorciers » à Kinshasa : Histoire incroyable à couper le souffle

Le règne de Mobutu au Zaïre ( RDC ) a fait pour le pays dans son ensemble, plus de mal que bien. cette situation ne s’est pas arrangée avec les guerres civiles « chroniques » que connaît le pays depuis sa chute en 1997. Ainsi, sa capitale Kinshasa, autrefois surnommée « Kin la belle » est désormais décrite par les habitants comme « Kin la poubelle ». En effet, comme le reste du pays, Kinshasa est en ruine: les usines sont désinfectées, les bidonvilles prolifèrent à rythme accéléré et sont surpeuplés, le chômage est accru, les routes sont dégradées, 2/3 de la population est dans la misère et souffre de malnutrition. Alors, face à tout cette souffrance, de nombreux congolais pensent que cette situation est le fruit de la sorcellerie. C’est dans ce contexte particulièrement ésotérique qu’est née la croyance des « enfants sorciers » à Kinshasa. 

Accuser de nuisance à leur famille et en ricochet à la société, ces enfants sont parfois de simple nourrisson. Ils sont accusés par leur entourage d’être à la base des maux les plus inimaginables tels que: Envoûtement, accident, pauvreté, échec, maladie, décès etc. On les accuse aussi de littéralement voler dans les airs la nuit, de manger les âmes innocents. Il faut savoir que, ces enfants dit « sorciers » ne sont pas choisis au hasard, mais présentant généralement des signes physiques ou comportements distincts. Il y’a entre autres : les enfants atteints de maladie, d’handicape, de plaie chronique, de somnambulisme, hyperactif ou surdoué. Déplus, il s’agit d’enfants issus de famille pauvre. De ce faits, contre ces enfants, seule solution : la prière.

Pendant cette période, en l’an 2000 Kinshasa comptait plus 2177 sectes religieux, Églises pentecôtistes ou américaines pour la plus part, d’après . Ces églises jouent d’une certaine façon un rôle d’exacerbations et de légitimation des peurs liées au « enfants sorciers ». En effet, lorsque les prêcheurs distribuent leur prédication aux familles démunies venues chercher réconfort auprès d’eux, il arrive qu’il accuse un enfant d’être à l’origine de leur malheur, recommandant alors des séances intensives de prières et d’exorcisme afin de chasser l’esprit maléfique du corps de l’enfant. Lorsque ça ne marche pas, c’est que l’enfant se complaît dans la sorcellerie et donc les parents s’en débarrasse. C’est ainsi, qu’ils viennent grossir dans la ville le nombre des enfants de la rue et orphelins.

Le comble, est que ces enfants semblent accepter et reconnaître tous les charges retenues contre eux. En effet, un garçon affirma à Vincent Beeckman, photographe belge de l’époque : « j’ai mangé huit cent hommes. Je leur fait avoir des accidents de voiture ou d’avion ». Quand un autre déclare a l’anthropologue Filip de Boek venu réaliser une cette histoire : « mon nom est Mamuya, j’ai treize ans. Je suis devenu sorcier à cause de mon ami Kamazulu. Un jour il m’a donné une mangue. Au cours de la nuit suivante, il est venu me trouver chez mes parents et il a menacer de me tuer si je lui donnais pas de la chair humaine en échange de la mangue... ». 

Face à cette situation incompréhensible ou grossière pour les occidentaux qui ne pouvaient comprendre, ces derniers on entamé à travers des ONG locales et internationales comme UNICEF RDC qui a même produit une étude sur le sujet, des sensibilisations auprès des parents. Et même enlever de la rue ces « enfants sorcier ».

Content created and supplied by: Lekingsassuke2 (via Opera News )

kinshasa mobutu rdc

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires