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Assassinat de Balla Kéita : quand le procureur du Faso privilégiait la piste ivoirienne (Ivoir'Hebdo)

Le journal Ivoir'Hebdo qui a décidé de faire la lumière sur l'assassinat de Balla Kéita, en terre burkinabè, le 1er août 2002, a levé un coin de voile sur le point des enquêtes au pays des hommes intègres.

"Les enquêtes au Burkina Faso privilégient la piste ivoirienne. Toujours sans avancer de réelles preuves. Le procureur Abdoulaye Barry qui dirige les enquêtes à Ouagadougou soutient que l’assassin est une femme, la fameuse « dame » dont Ivoir’Hebdo a longuement parlé dans les éditions précédentes", a fait observer le journal.

En effet, la fameuse dame était la dernière personne à avoir rendu visite à l'ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny, avant que son corps ne soit découvert, inerte et baignant dans son sang.

"Le procureur révèle un détail important de l’autopsie réalisée sur le corps de Balla Kéita, à la demande de son épouse, Marie-Thérèse Bocoum-Kéita, qui contestait la lettre manuscrite laissée par la tueuse présumée (voir Ivoir’Hebdo précédent), à savoir que la victime a été droguée avant d’être poignardée", soutient le journal.

"Nous avions des informations très précises où des gens avaient été commanditées pour éliminer physiquement un certain nombre de gens que la sécurité ivoirienne soupçonne d'être des entraves", souligne alors Djibril Bassolé", a dévoilé le journal, citant celui qui était alors le ministre de la Sécurité du Burkina Faso d'alors, sous Blaise Compaoré.

« Je pourrai vous dire que les services de renseignement du Burkina, avaient été alertés sur la présence d'éléments appartenant à des services étrangers, en vue de rechercher des renseignements ou même des personnes censées perpétrer des attentats, ou représenter une menace pour leur régime. L'un d’entre eux qui avait été interpellé sur les faits précis a, néanmoins, été remis aux autorités ivoiriennes, courant février 2002", a dévoilé le journal citant une interview au journal Sidwaya, du même ministre, parue quelques jours après le crime.

Le procureur du Faso qui avait émis trois hypothèses, à savoir les crimes crapuleux, criminel ou politique, a donc fini par abandonner les deux premières pistes, pour privilégier la piste politique, à en croire le journal. Dans son édition de la semaine, le journal indique que si la justice burkinabè privilégiait la piste ivoirienne, les autorités ivoiriennes de l'époques, quant à elles, privilégiaient la piste burkinabè.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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