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Assassinat de Balla Kéita : "Aucune personne interpellée, la suspecte jamais inquiétée" (Ivoir’Hebdo)

Le journal d’investigation Ivoir’Hebdo qui livre à ses lecteurs, depuis plusieurs éditions, les résultats de sa propre enquête sur l’assassinat à Ouagadougou, le 1er août 2002, de l’ancien ministre ivoirien Balla Kéita ; est parvenu à détecter le niveau auquel l’enquête conduite par la justice burkinabè est arrivé. Entre autre, qu’aucune personne n’a été arrêtée dans le cadre de cette affaire.

Ivoir’Hebdo révèle qu’une soixantaine de personnes avaient été entendues dans le cadre de l’enquête conduite alors par le procureur du Faso, Abdoulaye Barry. Des personnes simplement entendues, sans qu’aucun chef d’accusation ne soit engagé contre elles. Parmi les personnes entendues, l’on a observé les membres du personnel de maison et de la sécurité, présents le jour du drame, dans la maison de Ouaga 2000 où résidait Balla Kéita, à la charge du président de la République d’alors, Blaise Compaoré.

« Aucune personne ne sera d’ailleurs interpellée jusqu’à ce que l’enquête soit close, sans suite. Les enquêteurs burkinabè privilégient la piste ivoirienne », a fait savoir Ivoir’Hebdo. 

"Nous avions des informations très précises où des gens avaient été commanditées pour éliminer physiquement un certain nombre de gens que la sécurité ivoirienne soupçonne d'être des entraves", avait alors souligné Djibril Bassolé, qui était à cette époque, lieutenant-colonel et ministre de la Sécurité de Blaise Compaoré.

Le journal d’investigation fondé par André Silver Konan, prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation en Afrique, faisant référence à un article paru dans le journal burkinabè Sidwaya du 6 août 2002, fait parler Djibril Bassolé.

 « Je pourrai vous dire que les services de renseignement du Burkina, avaient été alertés sur la présence d'éléments appartenant à des services étrangers, en vue de rechercher des renseignements ou même des personnes censées perpétrer des attentats, ou représenter une menace pour leur régime. L'un d’entre eux qui avait été interpellé sur les faits précis a, néanmoins, été remis aux autorités ivoiriennes, courant février 2002", avait déclaré le ministre burkinabè.

Tout en écartant une piste burkinabè, la justice du pays des hommes intègres, n’ont pas mis la main sur la femme qui était la principale suspecte. Du côté de la Côte d’Ivoire, les autorités privilégiaient la piste burkinabè, soutient Ivoir’Hebdo

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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