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Axe Yamoussoukro-Dimbokro : ces vieilles carrosseries qui imposent leur diktat et défient le temps

Des décennies en arrière, le transport des petites marchandises et des personnes, entre les départements de Yamoussoukro et Dimbokro, en passant par Toumodi, au Centre de la Côte d'Ivoire, a longuement été l'affaire d'un certain type de véhicules, les Peugéots 504 et 505 qui ont vu le jour respectivement en 1968 et en 2005. Jusqu'à ce jour, ces engins semblent refuser de prendre leurs retraites dans le milieu du transport sur la ligne Yamoussoukro-Dimbokro.

La Peugeot 504 est une automobile de la marque Peugeot, de catégorie 10/11 CV, qui a été commercialisée en Europe entre 1968 et 1996. Sa production a cependant longtemps continué en Amérique du Sud et en Afrique où elle fut produite jusqu'en 2005. Reine de la piste grâce à sa robustesse légendaire, la 504 gagna à plusieurs reprises les principaux rallyes africains (Safari, Maroc, Bandama). Finalement, elle a connu un grand succès et a été produite à plus de 3,7 millions d'exemplaires sous diverses formes : berline, break, coupé, cabriolet (ces deux derniers dessinés par Pininfarina), pick-up, et même 4x4 Dangel.

La Peugeot 505, quant à elle, est une automobile de la marque Peugeot produite entre mai 1979 et juin 1992 à 1 350 798 exemplaires. Son design extérieur est l’œuvre de Pininfarina et le design intérieur est signé Paul Bracq.

Ces deux types de véhicules ont été en vogue sur les routes ivoiriennes après l'ère des 9 kilos. Peut-être entre les années 80 et 90, lorsque la Côte d'Ivoire se réjouissait de son boom économique et même pendant la conjoncture. 

Dans le transport de personnes et de marchandises légères, ces 504 et 505 étaient les seuls rois des routes. D'Abidjan à Korhogo, d'Abengourou à Abidjan, de Yamoussoukro à Odienné, etc, ces véhicules de 8 places comme les pikniks actuels, étaient partout jusqu'à l'avènement des dynas, un autre type de véhicule de transport pas trop différent des 9 kilos. 

Mais, jusqu'à présent, les 504 et les 505 sont encore en activité sur l'axe Yamoussoukro-Dimbokro. Ce, malgré leurs vieilles carrosseries. En plus, ils utilisent, la plupart, du gaz en lieu et place du carburant. Double dangers.

Alors, que dites les autorités face au danger que constituent ces véhicules d'une certaine époque qui circulent encore dans les environs de la capitale politique ivoirienne ? Pire pourquoi leurs silences face à ces carrosseries qui roulent au gaz butane ?

D'autres interrogations dont comment ces véhicules réussissent-ils leurs visites techniques ? A quel prix des courtiers en assurance assurent ce type de véhicule ?

Avant que la catastrophe ne surgisse, il faudrait demander aux propriétaires de ces types de véhicules de renouveler leurs parcs autos.

En Dieu, il faut croire

Paul Konan

Content created and supplied by: Paulyfamienkoffi (via Opera News )

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