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Transport : pourquoi c'est indélicat de mettre le nom d'une tierce personne sur les papiers de sa voiture


En Transport, ça peut paraître très indélicat de mettre le nom d'une tierce sur les papiers de sa voiture. Monsieur Tanon l'a appris à ses dépens. En effet, voulant mettre un taxi en ligne à Abidjan, c'est à Justin, l'un de ses amis exerçant comme chauffeur qu'il a confié la gestion de son véhicule. Mais comme monsieur Tanon n'a pas de papiers lui autorisant d'exercer dans le transport et que posséder ces documents lui prendrait du temps en lui revenant en sus plus cher, son employé et lui se sont accordés sur un principe :

- Justin, comme tu disposes de papiers pour travailler dans le transport, je vais mettre ton nom sur les papiers de propriété de mon taxi, afin que tu puisses commencer à travailler rapidement.


Justin, ami et homme de confiance de monsieur Tanon, a accepté le principe. Selon le contrat, chaque mois il devait envoyer 300.000 francs à son patron et garder le surplus pour lui. Au dixième mois de travail, le taxi a fait un accident, irrécupérable. L'Assurance se devant de rembourser l'argent du propriétaire, elle a versé 2.400.000 francs à Justin le chauffeur puisque c'est son nom qui figure sur les papiers. Pendant ce temps monsieur Tanon était en attente, croyant son employé sur parole quand ce dernier lui racontait que l'Assurance n'avait encore rien payé.


Au bout de quelques mois, inquiet, monsieur Tanon a téléphoné la maison d'Assurance pour en venir aux informations :

- Monsieur, nous avons payé l'argent à Justin depuis le mois de Juillet ! lui a-t-on dit.


Monsieur Tanon, se sentant trahi, a mis son chauffeur devant les faits. Fautif d'abus de confiance et ne pouvant rembourser sa dette, Justin a été conduit devant les juridictions. Le 19 Avril au tribunal il est passé à la barre. Placé sous mandat de dépôt depuis le 14 Avril, sa famille et lui se sont activés à rembourser une grande partie de sa dette de sorte qu'il ne restait que 275.000 francs à devoir au plaignant. Fort de cela, ce dernier ne s'est pas constitué partie civile, retirant sa plainte au parquet.


Le tribunal a été clément en condamnant Justin à 7 jours de prison, 50.000 francs d'amende, 275.000 francs à rembourser à son patron.

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Une histoire qui nous montre les risques qu'il y a à mettre le nom d'une tierce sur un bien qui est notre propriété. À moins que nous l'ayons offert, il paraît plus prudent de mettre notre propre nom sur un papier de propriété pour éviter de mauvais tours qui peuvent même émaner d'un ami de confiance. Car un ami de confiance peut s'appeler Justin sans pour autant être juste.


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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