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France : à peine nommé, un ministre français est accusé de viol par deux femmes

Le nouveau ministre français des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad, serait visé par des signalements pour des faits présumés de viol. En effet, nommé vendredi dernier dans le nouveau gouvernement français après la victoire d’Emmanuel Macron à la dernière présidentielle, deux femmes assurent avoir été victimes de violences sexuelles de la part du nouveau ministre français. Des faits qui remontent à 2010 et 2011, d'après Mediapart le site d'investigation français.Selon le site d’information franceinfo ce dimanche, l'une des victimes supposées, qui n'a pas pour le moment déposé plainte, témoigne sur Mediapart, avoir été droguée par le ministre puis violée dans une chambre d'hôtel. Elle explique avoir accepté d’aller dîner avec lui après plusieurs demandes en octobre 2010, mais raconte ne plus avoir aucun souvenir après une simple coupe de champagne. À son réveil, elle était dans une chambre d’hôtel, en sous-vêtements, avec l’ancien LR. Il lui a fallu du temps pour comprendre ce qu’il lui était arrivé, a-t-elle expliqué au média en ligne, Mediapart.

La seconde raconte avoir fait face à des années de drague très insistante avant d’accepter finalement de passer une soirée avec celui qui était alors eurodéputé, en janvier 2011. Après avoir été fortement incitée à boire du champagne, selon son récit, elle aurait eu une relation sexuelle consentie dans un premier temps, avant de demander à Damien Abad de s’arrêter. Refus dont l’élu n’aurait pas tenu compte.

Dans un communiqué publié ce dimanche, le ministre nie en bloc les accusations et dénonce "une tentative évidente de déstabilisation à un moment clé de [son] parcours politique". "Les relations sexuelles que j'ai pu avoir tout au long de ma vie ont toujours été mutuellement consenties", indique-t-il dans le communiqué.

Selon le journal leparisien, Damien Abad met notamment en avant son handicap. « Il m’est impossible physiquement de commettre les actes décrits », a-t-il assuré dans un message adressé à Mediapart, notamment déshabiller et transporter quelqu’un. Il a par ailleurs expliqué au média n’avoir « évidemment jamais drogué qui que ce soit », mais a simplement reconnu avoir pu « envoyer des messages, parfois intimes, parfois tardifs ».Le ministre dit contester "avec la plus grande force" ces accusations. « Je conteste avec la plus grande force ces accusations de violences sexuelles. Je conteste avoir exercé quelque forme de contrainte que ce soit sur aucune femme. Je conteste enfin tout abus de pouvoir lié aux fonctions que j’ai occupées », fait-il savoir. « Je suis contraint aujourd’hui de préciser que, dans ma situation, l’acte sexuel ne peut survenir qu’avec l’assistance et la bienveillance de ma partenaire », assure-t-il encore, se référant une fois de plus à son handicap.

Interrogée sur le sujet depuis le Calvados où elle est en campagne pour les élections législatives, la Première ministre Élisabeth Borne a réagi ce dimanche sur BFMTVdimanche. « Bien évidemment, je n’étais pas au courant. Je vais être très claire sur tous ces sujets de harcèlement ou d’agressions sexuelles : il ne peut y avoir aucune impunité. Il faut continuer à agir pour que les femmes victimes d’agressions ou de harcèlement puissent libérer leur parole et qu’elle soit bien accueillies pour déposer plainte. J’ai découvert l’article de Mediapart hier et je n’ai pas plus d’éléments que le fait que l'affaire a été classée sans suite. Si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de ces décisions », prévient-elle.

Des ministres français ont été visés pour des faits présumés de viol dans des précédents gouvernements. Certains cas présumés de viol ont coutés le poste à certains d’entre eux, en occurrence l’ex ministre français de l’écologie, Nicolas Hulot, qui a démissionné de son poste au lendemain d’une affaire de viol sur deux femmes.

Content created and supplied by: Blackson (via Opera News )

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