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Diana Blé avoue avoir vu une enfant de huit ans en prison pour avoir volé 3000F : que dit la loi ?

Elle s'est fait connaître en 2019 à la suite d'une incarcération qui avait créé le buzz. Diana Blé, est une internautes qui avait été jugée coupable puis condamnée à une peine de prison à la suite d'un commentaire sur les réseaux sociaux dont elle avouait ne pas en être l'auteure. Elle revient sur ce moment carcéral de sa vie et fait des révélations notamment la présence de jeunes mineures, dont une âgée de Huit ans entre les murs de MACA.

Lucarne !

Diana Blé est une jeune dame dont l'histoire avait émue les internautes. En 2019, elle assiste comme beaucoup d'ivoiriens aux obsèques de DJ ARAFAT depuis son domicile sur son écran de téléphone et à la télévision.

Puis survient, la profanation de la tombe de l'artiste quelques instants après sa mise en bière. Diana pour informer l'opinion, va copier puis coller un commentaire en se substituanr à l'auteur. Entre temps, en ville, plusieurs destructions de biens publics ont lieu.

Aussitôt, la justice d'Abidjan diligente une enquête pour situer les responsabilités et rechercher les auteurs de ces destructions de biens publics et profanation pour qu'ils répondent de leurs actes. .

Diana Blé et plusieurs autres sont arrêtés et placés sous mandat de dépôt.

Quelques temps après son incarcération, les internautes s'indignent et réclament sa libération.

À la suite d'un procès rapide, le 20 septembre 2019, Diana Blé est condamnée à 12 mois de prison ferme et déferrée à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan. Elle sera libérée moins de trois mois plus tard, précisément, le 30 octobre 2019.

C'est dans cet établissement pénitentiaire où elle a passé presque plusieurs semaines que la dame rend ce témoignage.


Diana Blé: "J'ai vu une petite fille de 8 ans qui était emprisonnée à la MACA. J'étais choquée. Je lui ai demandé pourquoi elle était là, elle m'a dit qu'elle a été condamnée par un juge pour avoir volé 3.000 fcfa, une somme que quelqu'un pouvait rembourser rapidement."


Que dit la loi ?

Selon BICE, le Bureau international Catholique de l'enfance

En Côte d’Ivoire, la justice des mineurs est régie par des articles du Code de Procédure Pénale. Ils privilégient les mesures de protection, d’assistance, de surveillance et d’éducation adaptées à l’enfant en conflit avec la loi avant la privation de liberté.

Le décret sur la réglementation des établissements pénitentiaires définit :

La fixation des modalités d’exécution des peines privatives de liberté.

La séparation des mineurs et des adultes. l

L'obligation d’accompagnement assurée par des éducateurs spécialisés.

L'éducation des enfants en privation de liberté

Mais malgré cette législation mise en place, la justice des mineurs en Côte d'Ivoire fonctionne trop souvent de façon arbitraire.

Le seuil de responsabilité pénale est fixé à 10 ans (13 ans en France) et en théorie les mineurs de 10 à 13 ans ne peuvent pas être placés dans un centre de détention. Beaucoup d’enfants sont néanmoins détenus comme des adultes.


Les enfants nés en prison ou vivant avec leurs mères en détention ne sont pas du tout pris en charge : l’administration pénitentiaire n’a rien prévu pour eux. Révèle BICE

C'est donc une information sensible que Diana Blé vient de révéler au public ivoirien. Cette mineure avait-elle vraiment 8 ans ? Que faisait-elle en prison ? Autant de questions qui méritent réponses.

JMD

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Content created and supplied by: JimDASSE (via Opera News )

diana blé

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