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Sur NCI une victime de viol révèle : "rien n'a été fait pour moi"

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F.K sur le plateau de NCI 360 ce Dimanche 05 Septembre 2021

L'épineuse question de la prise en charge des personnes victimes de viols et des victimes de violences basées sur le genre (VBG) était au cœur de la seconde partie de l'émission de débat NCI 360 ce Dimanche 05 Septembre. Sur le plateau, Évelyne Déba recevait juristes, spécialistes des droits humains, des droits des femmes et de la question des VBG mais aussi une victime de viol répondant aux initiales de F.K.

Cette dernière en plus de porter dans le silence le traumatisme de l'agression éhontée de sa chair, doit aussi contenir sa frustration et sa déception consécutives au fait de n'avoir pas selon elle, été assistée et accompagnée par les services compétents comme il se devait après son agression. "Je pense qu'il n'y a rien qui a été fait, parce que j'ai porté plainte au commissariat, à la gendarmerie et à la police criminelle, mais rien. Je suis allée à l'hôpital pour le certificat médical mais on m'a dit de payer 50 mille francs sans lesquels on ne peut pas faire (NDLR: établir le certificat médical). Donc j'ai juste fait mon test, ils m'ont donné les pilules (NDLR: pillule du lendemain) et c'est tout" a-t-elle regretté l'air toute abattue. En clair F.K. explique qu'elle n'a pas eu droit à la mise sous prophylaxie ARV, ni au vaccin antitétanique, ni à celui de l'hépatite encore moins à une prise en charge psychologique pour l'aider à surmonter cette difficile et sombre étape de sa vie.

Et pourtant tout ce processus de prise en charge existe bel et bien et a été clairement décrit sur le plateau par l'un des spécialistes en la personne de Socrates Koffi, responsable de la communication au Comité National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (CNLVBG). Il a rappelé à toutes fins utiles que toute personne victime de viol doit dans les 72h se rendre dans un centre de santé puis dans un commissariat de police, une brigade de gendarmerie ou un centre social qui est une structure de base du ministère de la femme et de la famille. M. Socrates Koffi a de nouveau fait référence à une circulaire interministérielle du 04 Août 2016 "qui ne conditionne plus la réception de la plainte en matière de VBG à la production d'un certificat médical". En clair les personnes victimes de viol et de VBG peuvent porter plainte sans qu'on leur exige le certificat médical qui dans un tel contexte est même gratuit.

En somme, il est clair qu'il se pose un problème de déficit de communication concernant le process de prise en charge des victimes qui pour certains ne se relèvent jamais de leurs traumatismes. Des actions sont certes menées par les différents ministères et structures impliquées dans ce combat, mais il importe de les vulgariser à outrance afin de réduire l'isolement et le silence dans lequel s'enferment de nombreuses victimes et qui les tuent une seconde fois.

SRANKPAWA BOUAKE Ldi0609211800

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