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Journaliste Doukouré Amadou:le FPI perd un militant qui était au congrès clandestin de Dabou

Feu Doukouré Amadou, ex-directeur de l'information à RTI 1

Le journaliste Doukouré Amadou est décédé vendredi 28 mai.Si tous les Ivoiriens savent qu'il a été présentateur du journal télévisé de RTI1 et directeur de l'information de cette chaine pendant quelques années, très peu de personnes savent qu'il avait fait son enfance à Gagnoa et encore très peu savent qu'il était un militant du Front populaire ivoirien(FPI). "C'est un militant de la clandestinité.Il a participé au congrès de la clandestinité du FPI dans la palmeraie de Dabou. Mais comme il est naturellement discret beaucoup de personnes ignorent cela ", témoigne Isidore Allah, journaliste joint au téléphone confirmant ce qu'il a écrit sur sa page Facebook dans un hommage rendu à son ami quelques heures après la nouvelle de sa disparition. 

"Très peu de personnes qui crient aujourd'hui aimer le FPI plus que tous et en avoir l'exclusivité savent le rôle qu'il a joué dans l'éclosion de cette formation.

Doukouré Amadou est pourtant de ceux qui ont posé les jalons de ce parti. 

Il me faisait un jour cette confidence dans son bureau en 2009, alors qu'il était directeur de l'information: "Isidore, tu sais pourquoi je déteste la sardine?". Evidemment, je n'en savais rien. Il m'a dit alors : "quand nous étions en congrès clandestin dans les palmeraies de Dabou pour créer le FPI, notre repas tout le temps qu'a duré nos travaux se limitait au pain et à la sardine. Quand nous sommes partis de là, je ne pouvais plus sentir la sardine", a t-il conclu dans un grand eclat de rire.

J'étais agréablement surpris : "tu as connu la clandestinité au FPI et tu es si discret?", révèle Isidore Allah. 

Le confrère rappelle que Doukouré Amadou fait partie des nombreux journalistes victime du licenciement collectif de la RTI pour leur proximité avec le pouvoir de la Refondation. " A la RTI , tout le monde savait son bord politique même s'il ne le laissait pas transparaître. Et en le nommant directeur de l'information on savait qui on nommait. Et ceux qui sont venus au pouvoir savait qui il était idéologiquement. Alors il a été l'un des premiers qu'on a mis dehors sans aucun droit", dit Isodore Allah. " Son cas est un peu comme celui de Awa Ehoura mais comme à son habitude, il est resté discret et il est mort discrètement", conclut le confrère sur un ton pathétique.

Dan Opéli

Content created and supplied by: Dan_Opeli (via Opera News )

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