Sign in
Download Opera News App

 

 

Perturbations des cours à Gagnoa : plusieurs élèves de la FESCI activement recherchés par la Police

Des élèves de la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) sont activement recherchés à Gagnoa. La police leur reproche d’avoir perpétré des violences au domicile d’un habitant de Guessihio, qu’ils accusent de se l’assassinat de leur camarade. Si le meneur des ‘’fescistes’’, Sawadogo Boukary a été interpellé par la police, ses complices, en fuite, sont toujours recherchés par la police pour répondre de leurs actes.


Pour mémoire, des élèves de la FESCI avaient récemment semé la terreur au cours des funérailles d’un des leurs. En effet, durant les cérémonies funéraires, le cercueil porté par les villageois avait heurté la maison d’un habitant du village. Pour les « fescistes », c’est bien l’âme du défunt qui venait de désigner, par cet incident, son bourreau. Immédiatement, ils se sont jetés sur l’homme afin d’infliger au malheureux la correction et la honte de sa vie. « Les manifestants ont offert au village un spectacle digne d’un film western. La maison en question a été entièrement détruite par ces élèves en colère », a témoigné Boua Kouassi Jean, préfet de police.


Une plainte, déposée par le concerné avait permis de mettre Boukary au violon. Mais ses complices sont toujours en liberté. « Boukary a reconnu les faits. Il dit avoir mené l’opération avec des amis dont il ignore les noms », a jouté l’autorité policière. C’était ce vendredi au cours d’une réunion de crise tenue à la préfecture de région.


Pires, des élèves de la Fesci ont blessé à coups de pierres des policiers et cassé le pare-brise de son véhicule. « Désormais, nous allons prendre nos responsabilités pour faire régner l’ordre à l’école. Force à la loi. Trop, c’est trop », a prévenu Boua Kouassi. De leur côté, les élèves menacent toujours de perturber l’école si leur leader n’est pas mis en liberté.


Mais les autorités de la ville ne l’entendent pas de cette oreille. « Boukary ne sera pas libéré. Tous ses complices seront arrêtés. Le dossier est en instruction. Mieux, nous souhaitons sa condamnation et sa détention dans une prison en dehors de Gagnoa. Nous n’allons plus accepter le désordre dans la ville », a prévenu Bêma Kamaté, secrétaire général de préfecture de Gagnoa.

Content created and supplied by: Paparazzi_Civ (via Opera News )

fesci activement

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires