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Assassinat de Balla Kéita : L'autopsie parle, la tueuse présumée a tenté de brouiller les pistes

Dans son enquête exclusive sur l'assassinat au Burkina Faso, précisément à Ouagadougou, de l'ancien puissant ministre de Félix Houphouët-Boigny, Balla Kéita, le journal d'investigation Ivoir'Hebdo a dévoilé les résultats de l'autopsie pratiqué sur le corps de la victime et a conclu à une fausse piste du crime passionnel.

Selon le journal, le procureur du Faso a dévoilé, suivant les résultats de l'autopsie exigée par l'épouse du défunt, que «le corps porte plusieurs blessures sur le dos et à la base du cou. Le coup mortel a été porté sur l'épaule gauche vers la région du cœur ».

"Cette description des faits prouve que la « dame » aurait pu agir autrement, en choisissant un empoisonnement mortel, plutôt que de choisir de tuer rageusement un homme qui, de toute évidence, avait été drogué et neutralisé avant que les coups fatidiques lui soient administrés", indique le journal.

Qui avait déjà démonté la pertinence de la lettre manuscrite laissée par la tueuse présumée et qui expliquerait son passage à l'acte.

"Des questions demeurent : une femme non professionnelle peut-elle tuer de sang-froid, un homme physiquement fort comme Balla Kéita ? Comment, alors qu’il n’y a eu aucune dispute, ce drame a-t-il pu arriver ? Comment a-t-elle su que c’était l’ancien ministre de Félix Houphouët-Boigny qui était à l’origine de cette contamination, si elle s’avérait ?", interroge le journal.

Qui révèle qu'un examen sérologique a été réalisé sur la dépouille de l’homme. Pas à la demande du parquet de Ouagadougou, mais suivant l’exigence de la veuve", précise le journal.

"Les résultats de l’autopsie confirment néanmoins cette affirmation, mais dévoile un élément majeur : la victime a été droguée aux barbituriques, avant d'être poignardée. De toute évidence, la « dame » avait voulu conduire les enquêteurs sur une fausse piste, avec cette note manuscrite définitivement classée dans le domaine de la manipulation", souligne Ivoir'Hebdo.

Exit donc le crime passionnel. A ce stade des enquêtes, le crime crapuleux est, lui aussi, définitivement écarté. En effet, rien n’a été volé chez l’homme assassiné. "Il ne reste plus que la dernière piste. Celle du crime politique", martèle le journal qui a promis à ses lecteurs, l'épilogue de cette sombre affaire, dans son édition de mardi prochain.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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