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Ouattara donne son feu vert au retour de Laurent Gbagbo selon Africa Intelligence

Après près d'une décennie d'incarcération pour des crimes contre l'humanité commis lors de l'élection présidentielle de 2010 qui avait fait officiellement 3.000 morts, l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est plus que jamais proche de son village natal Mama. Le mercredi 31 mars 2021, l'ex chef de l'État a été acquitté de toutes les charges qui pesaient sur lui depuis la fin de la crise post-électorale devant la Cour Pénale Internationale ( CPI). Cette fois, Laurent Gbagbo est vraiment libre. Déjà acquitté depuis le 15 janvier 2019 et libéré un mois plus tard, l’ancien président ivoirien, qui vit pour l’instant en Belgique, peut désormais envisager de rentrer chez lui, dans son pays.

Une page se tourne à la CPI, comme en Côte d’Ivoire. Celle qui, à la suite des violences post-électorales de 2010-2011, avait conduit à poursuivre Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité. Arrêté le 11 avril 2011, à l’issue de trois mois de combats entre les deux camps rivaux, celui de Gbagbo contre celui d’Alassane Ouattara, son rival, toujours au pouvoir à Abidjan, le président déchu avait été envoyé sept mois plus tard à La Haye, où siège la CPI. Il avait été jugé à partir de janvier 2016 au côté de son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. Désormais libres de tous leurs mouvements, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé peuvent maintenant rentrer en Côte d'Ivoire. Mais pour cela il faut pour l'ancien Président ivoirien demande la clémence du président actuel Alassane Ouattara.

En effet l'ex-chef de l’État ivoirien Laurent Gbagbo et trois de ses ex-ministres, dont son ancien Premier ministre Gilbert Aké N’Gbo, avaient été condamnés en 2018 par la justice ivoirienne à 20 ans de prison et 329 milliards FCFA d’amende, dans l’affaire du « braquage » de l’Agence Nationale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale ivoirienne.

Ils étaient accusés par le ministère public de "vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires ; complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics " en vue d’obtenir des liquidités en pleine crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011.

Selon le journal Africa Intelligence, le président Alassane Ouattara aurait donné son feu vert pour le retour du Woody de Mama. D'après son édition de ce vendredi 02 avril 2021, Alassane Ouattara a mis en place une petite task force pour préparer le retour au pays de Gbagbo. Cette cellule devrait, dans les tous prochains jours, faire le voyage à Bruxelles où réside actuellement l'ancien président, pour discuter des modalités de son retour. De premiers contacts informels ont d'ores et déjà été noués.

Cependant d'après le journal quelques détails restent encore à régler. Car Laurent Gbagbo qui a toujours considéré qu'il n'avait pas à négocier son retour en Côte d'lvoire, veut disposer des mêmes dispositions garanties aux anciens chefs d'État ivoiriens et dont il ne jouit plus depuis 2011 Ce statut lui dorine notamment droit à des émoluments s'élevant à 9 584580 francs CFA (14 500 euros) par mois, auquel s'ajoutent 7500 000 francs CFA (11 500 euros) de frais de déplacement, et lo ise & disposition d'une garde rapprochée.

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