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Violences conjugales : comment sortir de l'enfer ?

Insultes, menaces, coups, rapports sexuels forcés... Une femme sur trois est victime de violence conjugale dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. De nombreux professionnels peuvent aider les femmes avant qu’il ne soit trop tard.« Les femmes ne comprennent pas ce qui leur arrive, constate Françoise Brié, vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes et directrice de l’Escale, un centre d’hébergement. Au début, elles veulent croire que leur compagnon va changer, que la gifle, l’insulte… sont des accidents. »


En moyenne, 225 000 femmes - de 18 à 75 ans - sont victimes de violences conjugales chaque année en France. 


Manipulées, conditionnées, éprouvant encore des sentiments pour l’autre, les victimes, écrasées par la culpabilité et la honte, ont du mal à quitter leur compagnon. Voici les conseils de Françoise Brié pour préparer un départ, puis se reconstruire.

Consulter un médecin


Il constate les violences, même psychologiques, par un certificat et décide des premières mesures d’urgence à prendre.


Ce certificat peut être établi soit à l’hôpital, soit par un généraliste. Il constitue un élément de preuve dans le cadre d’une procédure judiciaire.


S’assurer du soutien de ses proches


Identifiez qui, de votre famille ou de vos amis, peut vous accompagner dans vos démarches.


Vous pouvez avoir besoin de preuves : témoignages, certificats médicaux, photos, SMS ou lettres d’insultes... et de mettre en lieu sûr des documents importants, le double des clés de la maison ou de la voiture, ainsi que d’être hébergée.

Déclarer les violences au commissariat


Dans la mesure du possible, portez plainte ou déposez une main courante au commissariat ou à la gendarmerie. Si vous êtes mariée, signalez-le pour que votre départ ne soit pas qualifié d’abandon du domicile conjugal.


Pour améliorer l'accueil des victimes, des postes d'intervenants sociaux sont peu à peu créés dans les commissariats et les gendarmeries.


Prévoir un hébergement


Si vos proches ne peuvent pas vous accueillir, il existe d’autres possibilités :


  • s'informer auprès des centres d'accueils de proximité ouverts depuis 2012 et mis à disposition des femmes battues pour les aider à préparer, éviter ou anticiper un départ du domicile conjugal ;

faire une demande de logement auprès des services sociaux de la mairieRencontrer une assistante sociale


  • Vous pouvez vous adresser à votre mairie ou à une association d’aide aux victimes. Cet entretien permet de faire le point sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre : allocations logement, allocations familiales, formation, RSA…

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