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Voici les pouvoirs que la loi reconnaît aux vigiles, dans l'exercice de leurs fonctions

La sécurité est d'ordre régalien. C’est-à-dire, qu’elle appartient en premier à l’Etat. Cependant, l’Etat, pour plus de sécurité, a libéralisé ce secteur, permettant ainsi aux particuliers de constituer des entreprises privées de sécurité, dans le respect de la loi. C’est ce qui a valu la prolifération des entreprises privées de sécurité et de gardiennage. Quels sont les pouvoirs que la loi accorde aux employés de ces agences, à savoir les vigiles ?

Les activités menées par les vigiles sont régies par le décret 2005-73 du 03 février 2005 portant règlementions des activités privées de sécurité et de transport de fonds. Selon ce texte, les vigiles sont absolument différents des policiers et des gendarmes. Leur personnel ne dispose d’aucune puissance publique dans l’exercice de leurs fonctions. Ces agents ne disposent d’aucune prérogative de puissance publique dans l’exercice de leur fonction et ne doivent se livrer à aucun agissement pouvant attenter à la circulation des personnes et des véhicules (arrestations, interrogations, contrôles d’identité, fouilles et palpations et fouilles de véhicules). Les vigiles ne disposent en effet que de pouvoir reconnu par la loi à un simple citoyen, qui surprend un voleur sur les faits. Les agents de sécurité privée sont soumis en cas d’intervention aux textes législatifs prévus par le code pénal et le code de procédure pénale (légitime-défense, flagrant délit, assistance à personne en danger). Le vigile ne doit jamais laisser les autres en difficultés graves sans réagir mais, seulement si l’intervention est sans risque pour lui. Toutefois, le vigile peut être placé devant un choix dramatique ; le vigile est en faction avec interdiction de quitter son poste.

Le vigile doit cependant être certain à 100% de la commission d’une infraction pour intervenir. Dans le doute, il doit s’abstenir, si la personne tente de s’enfuir, alors le vigile doit la retenir contre son gré et faire appel au service de Police. En revanche, si le vigile agit ou intervient sans l’ordre de l’autorité compétente et qu’il parvient à mettre fin à la menace ou à l’incident, il sera valorisé aux yeux de son employeur, l’entreprise bénéficiera alors d’une publicité au sein de sa communauté et de sa population. S’il n’y parvient pas et si un préjudice en découle, le vigile aura commis une faute professionnelle grave. Or, le vigile en agissant ainsi faisait application de l’article 72 du Code pénal ivoirien, qui oblige chaque citoyen à faire opposition à la réalisation d’un crime ou d’un délit. Dans tous les cas, le vigile ne peut interpeller pour appréhender un malfaiteur sauf dans les situations de flagrant délit au moment où le méfait est en voie ou en cours d’exécution ; le vigile n’a aucunement le droit d’organiser une arrestation en dehors de ce cas de flagrant délit.

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