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Côte d'Ivoire : les jeunes conducteurs et les accidents de la route

Il est de plus en plus courant de voir, au volant des poids lourds, des véhicules légers, des motos et des trois roues, des conducteurs dont l'âge n'atteindrait pas la trentaine révolue. Autrement dit, la plupart des conducteurs qui conduisent les engins roulants que nous empruntons ou voyons au quotidien, ont atteint l'âge de la maturité, c'est-à-dire 18 ans, mais ils ne sont pas forcément des responsables face à certains imprévus sur les routes.

Les jeunes conducteurs ont fait leur apparition au volant, il y a une quelques années. Adeptes de fortes sensations, intimes des boissons énergisantes, de la cigarette, des téléphones au volant, de la vitesse, des stupéfiants, de la fatigue et abonnés aux paroles blessantes, ces jeunes sont de plus en plus vulnérables sur les routes.

L'autre particularité de ces jeunes conducteurs, est l'absence de courtoisie avec leurs entourages en général et avec les passagers ou leurs collègues routiers, en particulier.

La plupart sont nés là où ils travaillent quant ils n'ont pas quitté parents et amis du village pour se rendre à la ville, à la quête d'une vie meilleure.

Aussi, les jeunes conducteurs ne possèdent pas de famille. Ce sont des jeunes qui n'ont pas de vie de couple et s'alimentent généralement dans les kiosques à café ou restaurants où le repas est à portée de leurs bourses.

Alors, toujours animés par la course aux gains et jamais par le respect, ces jeunes individus ne semblent pas éprouver une quelconque peur lorsqu'ils sont au volant. 

Il est monnaie courante de les voir aux volants des mini-cars sur les ligne d'Adjamé-Treichville, Adjamé-Yopougon Palais ou Gesco et Adjamé-Abobo ou même sur les lignes départementales et bien évidemment dans les localités où seuls les mini-cars dominent le parc automobile affecté au transport en commun. Même constat pour les routiers, les conducteurs des motos et autres trois roues.

Les jeunes conducteurs, davantage surexcités sur les routes, la vitesse excessive reste leur unique faux ami qui les abandonnent aussitôt quand surviennent des imprévus sur les routes.

 Ce n'est donc pas un hasard si certaines compagnies de transport en commun qui rallient les départements, exigent l'âge de 35 ans révolus aux candidats au poste de machinistes ou de conducteurs d'autocars.

En Dieu, il faut croire

Paul Konan

Content created and supplied by: Paulyfamienkoffi (via Opera News )

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