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Accidents : Morts à répétition sur les routes, des têtes doivent tomber

 Les graves accidents se multiplient sur les routes ivoiriennes, endeuillant des familles, dans l’indifférence totale. Faut-il tout changer au ministère des Transports ?

 

Les morts se multiplient sur les routes ivoiriennes. Tout se passe comme tout est normal. Tenez, le mercredi 24 mars 2021, aux environs de 21h, une collision entre un car de la compagnie de transport, le Labelle et un gros camion contenant des sacs d’anacarde a fait 20 morts et 33 blessés, selon les sapeurs-pompiers civils de Bouaflé. Un véritable drame.

Le vendredi 26 mars 2021, une collision entre un camion de transport de marchandises diverses et un véhicule de particulier a fait cinq victimes dont trois décès certains vendredi sur l'autoroute du nord voie nord PK134 aux environs de 12h25 mn. L'information a été donnée par le Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM).

En deux jours, ce sont 23 morts causées par la route, de nombreux blessés graves. Ce bilan est sans doute plus lourd, dans la réalité.

Pourtant, aucune réaction officielle.

Certes, le gouvernement a été dissout, le mercredi 24 mars 2021, mais, que font les autres cadres de cette administration ? Cette résurgence des accidents de la route n’a-t-elle pas de solution ?

Ces préoccupations montrent, si besoin est, qu’il faut des mesures vigoureuses.

 

Tout changer au ministère des Transports y compris la tête

C’est un secret de polichinelle, alors que l’Etat se bat contre la pandémie à Coronavirus ou autres maladies, force est de de relever que la route tue plus que tout en Côte d’Ivoire.

Pourtant, le ministère des Transports semble n’avoir aucune mesure réelle. En effet, selon un acteur de ce secteur qui a requis l’anonymat, dès sa nomination, le ministre Amadou Koné, a promis œuvrer à la mise en œuvre de la convention collective des conducteurs routiers. « Tant que les conditions de vie des conducteurs ne seront pas améliorées, les accidents vont se multiplier. Comment comprendre qu’un même chauffeur puisse parcourir plus de 400 km et même plus au cours d’une même journée en aller et retour ? », s’est-il interrogé. A l’en croire, travaillant dans des conditions difficiles, les conducteurs sont livrés à eux-mêmes, meurent et causent la mort sur les routes, dans l’indifférence totale.

Quant à un autre syndicaliste du secteur, il déplore l’immobilisme à la tête de ce secteur. Les décisions annoncées par le ministère des Transports restent des vœux pieux. « Le ministère avait annoncé des tests d’alcoolémie obligatoires pour tous les conducteurs sur les routes, aux différents corridors. Mais, cette mesure n’a jamais vu le jour. L’Oser ne se contente que des contrôles de vitesse. Des campagnes de sensibilisation contre la vitesse n’ont lieu qu’à l’orée des grandes fêtes. C’est très peu », souligne-t-il. Puis d’ajouter que le prochain ministre doit agir pour inverser la tendance. « Il faut innover et sauver des vies », clame-t-il.

Rappelons qu’en 2019, selon les sapeurs-pompiers, ce sont 953 décès, 3436 sans évacuation et 24.298 transportées vers les centres hospitaliers et autres structures sanitaires sur un total de 28 687 victimes qui ont été enregistrés.

 

AKE                       

Content created and supplied by: Eddy3 (via Opera News )

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