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Insécurité : Et si nos autorités mettaient fin aux activités des moto-taxis dans nos grandes villes ?

[Image d'illustration du nombre effarant des moto-taxis à Bouaké]

Elle s'appelait Kouakou Amoin Marie-Josée. Elle était étudiante en deuxième année de communication à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké et elle a été arrachée à l'affection des siens à cause des désirs charnels et criminels d'un conducteur de moti-taxi de la ville de Bouaké répondant au nom de Dosso.

Quelle méchanceté et quelle cruauté ! Ce crime inqualifiable vient s'ajouter à tous les autres qui ont été perpétrés par les pairs du jeune Dosso sur les honnêtes citoyens que ce soit dans la capitale du Gbêkê que dans les autres grandes villes du pays.

On se pose alors la question de savoir qu'est-ce que nos gouvernants attendent pour prendre une décision courageuse qui viendra soulager les populations.

Je suis natif de Bouaké. J'ai vécu la rébellion de 2002 de très près et je peux avouer que pendant les premières semaines de cet épisode malheureux et inutile que notre pays n'aurait pas dû connaître, les moto-taxis ont été vraiment bénéfiques pour les habitants de Bouaké, car les véhicules de transport se faisaient extrêmement rares.

Mais, aujourd'hui, avec la reprise normale des activités des acteurs du transport couplée à l'arrivée récente des bus de la SOTRA dans cette ville, qu'est-ce qui peut bien autoriser les moto-taxis à continuer d'exercer et surtout à semer morts et désolations à leurs différents passages ?

Pour ceux qui ne savent pas où qui l'auraient oublié, les moto-taxis, ce sont les dépassements dangereux, la conduite sans casque, les surcharges, les accidents évitables et aujourd'hui les crimes passionnels et/ou rituels qui plombent la bonne atmosphère qui semblait régner dans cette ville qui a bercé notre enfance de par sa tranquillité et son cadre de vie sécuritaire incomparables.

La rébellion, avec la porosité des frontières, a occasionné l'entrée dans de nombreuses villes de l'intérieur des motos de toutes sortes et le phénomène a même atteint la grande métropole abidjanaise où ces engins motorisés rivalisent chaque jour d'ardeur avec les automobilistes sur le macadam.

Ici, dans la capitale économique, ce sont les vols à la sauvette, les braquages qui sont commis par les conducteurs de ces motos. Mais, nos autorités jouent les sourdes oreilles.

Franchement, en dehors de certaines zones rurales où on connaît depuis longtemps l'importance des moto-taxis, nous pensons que pour ce qui est des grandes villes, il faut tout simplement mettre fin aux activités de ces engins qui sont plus meurtriers qu'avantageux.

Les motos ont trop endeuillé les familles, il va falloir honorer la mémoire de la jeune étudiante Marie-Josée en prenant une décision radicale. Bouaké et les autres grandes villes du pays vivaient mieux avant l'intrusion de ces moto-taxis qui ne cessent de nous faire pleurer.

C'était juste ma contribution.

Yves-Martial

Content created and supplied by: Yves_Martial (via Opera News )

alassane ouattara

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