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Une égyptienne vit comme un homme depuis 43 ans pour nourrir sa famille

Nous allons vous conter aujourd’hui une histoire pas comme les autres… celle du courage, de l’abnégation, de l’audace, de la débrouillardise et de l’humanité… la vraie ! Sisa Abu Daooh est un figure inspirante pour nous tous. D’origine égyptienne, Sisa a caché un incroyable secret sous ses vêtements amples et ses accoutrements masculins.

Son secret fut donc percé en 2015… mais les réactions de la société égyptienne ont été dithyrambiques, reconnaissant à cette femme un caractère hors du commun et voyant en elle un exemple pour tous les parents. Et si nous revenions sur l’incroyable histoire de celle qui aura berné son monde en se déguisant en homme pendant une quarantaine d’années ?


L’histoire de Sisa Abu Daooh

La vie des femmes est parfois très compliquée dans certains pays, notamment dans l’Egypte conservatrice.

Le pays des Pharaons a d’ailleurs remporté en 2013 le titre peu envié de « Pire pays pour les femmes dans le monde arabe », selon une évaluation de la Fondation Thomson Reuters.

En Egypte, la discrimination dans le monde du travail est structurelle, parfois institutionnalisée, malgré les efforts du gouvernement.


Une étrange décision, malgré elle !

En effet, si dans les villes, les femmes peuvent accéder au marché du travail, la réalité est autre dans les zones rurales et l’arrière-pays ?

Pour les Egyptiennes de la ruralité, la mendicité et le mariage sont bien souvent les seules issues viables. Mais Sisa Abu Daooh a trouvé la parade pour prendre son destin en main.

Déterminée, audacieuse et soucieuse de nourrir sa fille qui a perdu son père, cette courageuse égyptienne a pris une décision radicale. Celle de se faire passer pour un homme. Ce subterfuge censé être temporaire en attendant des lendemains meilleurs durera 43 ans !


Pourquoi elle vit comme un homme ?

Mais pour quelle raison a-t-elle fait ce choix hors du commun, diriez-vous ? Tout commence en 1972. Le mari de Sisa décède alors qu’elle est enceinte de six mois. Elle n’avait alors personne pour la soutenir et subvenir à ses besoins.

Agée d’à peine 21 ans, elle avait, elle aussi deux choix pas franchement séduisants : se remarier ou vivre de la charité et de la bonté de ses concitoyens.

Malgré la pression insistante de ses frères qui la sommaient de se remarier, allant jusqu’à lui présenter des prétendants, Sisa tient tête à son entourage et prend le taureau par les cornes.


Une femme très courageuse

Refusant de dépendre de qui que ce soit, la jeune maman choisit de travailler pour subvenir aux besoins de sa fille, qu’elle a appelé Houda. Sisa ne savait ni lire ni écrire.

Elle avait donc très peu d’options dans une Egypte en crise. Et pour compliquer les choses davantage, Sisa était issue d’un milieu conservateur qui voyait d’un très mauvaise œil son désir de travailler et de s’émanciper.


Mais comment elle a réussit à le faire ?

Elle a bien entendu rasé ses cheveux du mieux qu’elle pouvait. De plus, elle a adopté la « Galabeya », la tenue traditionnelle masculine, un turban et des chaussures d’hommes.

Elle a travaillé sa voix, pour la rendre plus rauque. Son regard était naturellement perçant, défiant et déterminé. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Sisa était un homme en dehors de son domicile.


Une récompense pour sa force et son courage

Mais Sisi a du mal à s’imaginer en femme au foyer ! « Je pourrirais si je restais au lit. Je m’ennuierais si je ne faisais que dormir et prier. Lorsque je travaille, mes muscules sont réveillés.Je suis une femme en acier », a-t-elle déclaré. Sisa n’a donc pas l’intention de se reposer… et encore moins de quitter sa Galabeya d’homme ! « Jamais, jamais je ne l’enlèverai. Seulement quand je serai morte ! C’est ce qui nous a protégées, moi et ma fille ».

Ce qui était au départ un subterfuge pour survivre s’est donc peu à peu transformé en un véritable mode de vie… au point que Sisa a adopté des manières d’homme ! Sa façon de s’asseoir, de serrer la main avec poigne et de parler vigoureusement sont le témoin d’une comédienne d’un autre genre.


Témoignages


Une passante a déclaré au micro d’une chaîne locale : « Nous sommes très fiers d’elle. Elle a travaillé comme un homme, porté des matériaux lourds. C’est très honorable ! »

Et un homme qui venait de cirer ses chaussures a assuré : « C’est une femme exceptionnelle qui s’est épuisée jour et nuit dans des habits d’homme et le plus incroyable c’est que personne ne s’en est rendu compte. Nous la traitions comme un homme et c’est un devoir de l’honorer aujourd’hui en tant que femme ».

Après tout, pour se lever tous les jours, se déguiser avec le souci du détail, porter des briques, cravacher dans les champs et rester sur ses gardes, des fois qu’un curieux percerait le mystère, il faut être… une femme en acier.

Bien que l’Egypte ait fait des progrès dans la place de la femme dans la société, le chemin est encore long et sinueux.

Même Sisa a admis qu’elle espérait voir un jour une autre Egypte qui n’imposerait pas à ses femmes de se cacher.

Que pensez-vous de l’histoire de Sisa Abu Daooh ?

Qu’auriez-vous fait à sa place, en 1972 ?

Content created and supplied by: WizK.Points (via Opera News )

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