Sign in
Download Opera News App

 

 

Affaire Awa Fadiga : 7 ans après sa disparition, Retour sur une affaire choquante et émouvante

Pour ses proches et ceux qui l'ont côtoyé, Awa était une jeune fille pleine de vie et agréable à fréquenter. Son rire candide et joyeux ainsi que son sourire attractif et enchanteur n'étaient pas les seuls atouts de la belle.

Aussi, sa grande taille et son charme naturel qui l'a d'ailleurs propulsé sur les té du monde de la mode étaient également les caractéristiques physiques de la jeune dame.


Hélas, ses proches et les passionnés de la mode ne reverront plus la belle Awa sur les podiums africains.

A l'occasion de la célébration des (07) sept ans de sa disparition, nous lui rendons hommage en revenant sur les circonstances de son décès.

RETOUR SUR UN DRAME SANS PRÉCÉDENT : Que s'est-il réellement passé ?


Dans la nuit du 23 au 24 mars 2014, une jeune dame est retrouvée sur le trottoir d'une ruelle d'Abidjan, gisant dans une mare de sang et présentant des traces d'agression au couteau.

La gendarmerie qui a été alertée sur les lieux de l'agression a par la suite, contacté les sapeurs pompiers pour son évacuation d'urgence. Il faut dire que la jeune dame retrouvée était dans un état comateux. Il ressort des premières enquêtes que cette dernière avait été agressée à l'arme blanche, puis éjectée violemment d'un taxi en circulation.

C'est le CHU DE COCODY qui a été choisi par les Sapeurs pompiers du GSPM pour son admission à l'hôpital.

Selon le communiqué du Ministère de la santé et de l'hygiène publique dont tenait à l'époque les rennes Madame Raymonde Goudou Coffie, Awa Fadiga, 23 ans, née le 21 décembre 1991 avait dès son admission au CHU, reçu les premiers soins notamment, ainsi qu'un nettoyage complet.

Elle avait été admise à l'hôpital sous anonymat notamment "Madame X" compte tenu du fait qu'elle n'avait aucun document officiel sur elle.

Cependant, son état nécessitait un scanner du crâne en urgence.

L'appareil étant en panne au sein du Chu de Cocody, la jeune dame a été déplacée dans un autre centre de santé (un centre de radiologie privée) pour subir cet examen.

L'examen a démontré que la mannequin souffrait d'un traumatisme crânien grave du à un choc avec engagement occipital.

Plus tard, elle a été placée sous assistance respiratoire suite à une détresse respiratoire. C'est en début de soirée du 24 mars 2014 aux environs de 18h00 qu'à à a été ramené au CHU où cette dernière avait rendu l'âme le lendemain matin.


Cette version officielle n'est pas du tout partagée par les proches de la victime, qui ont expliqué sur les réseaux sociaux qu'à son admission jusqu'au lendemain à 13heures, Awa était couchée à même le sol sans avoir reçu aucun soin ( journal le monde). Selon les proches, elle n'avait pas reçu les premiers soins et avait été laissé pour compte.

Compte tenu du fait Personne n'avait pas payé les frais médicaux et médicaments demandés par les médecins.

Dès lors, commence une course poursuite pour la famille pour sauver la jeune Awa. Ses proches, après l'avoir retrouvée dans un état catastrophique, se sont débattus comme de beaux diables pour la sauver.

Hélas, Awa rendra l'âme quelques heures plus tard.

Colères et indignations s'emparent du net.


L'affaire aurait pu en rester là, comme ce fut le cas pour plusieurs autres patients non médiatisés. Mais Awa a des amis. Des amis hyperconnectés qui décident de monter au créneau.

Les foras politiques et sociaux ivoiriens et internationaux sont pris d'assaut. Une multitude de publications et même une page Facebook est créée pour les hommages. "Awa Fadiga plus jamais ça"

L'affaire est décortiquée dans les moindres détails.

On explique le laxisme des médecins à la limite de la cruauté. On dénonce le manque de premiers soins faits aux malades dans les hôpitaux publics. On exige des explications. On réclame des sanctions. L'opinion publique s'indigne et s'interroge.

L'affaire Awa Fadiga choque les ivoiriens. Et si c'était nous ?

L'affaire fait tellement de bruits que les médias du monde entier s'en accaparent. Le ministère de la santé fait un communiqué pour rassurer. Le communiqué est en contradiction avec les dires des parents.

A la sortie du Conseil des ministres du 9 avril, les premières sanctions tombent. Le Directeur du CHU DE COCODY est relevé de ses fonctions, Ainsi que le Chef du service des urgences. D'autres mesures conservatoires seront prises.


Impact de l'affaire sur le quotidien des ivoiriens ?

L'affaire n'a véritablement pas eu un impact sur la prise en charge des blessés dans les centres de santé d'urgence. A part bien évidemment alerter l'opinion public.

Toujours est-il que la prise en charge des accidentés de la route ne semblent pas toujours être la priorité des gouvernants. Au vue des derniers message du GSPM alertant l'opinion public sur l'inhospitalité qui leur ai réservée dans certains centres de santé lorsqu'ils convoient les blessés de la route.

Cela dit, AWA FADIGA est partie sans que le quotidien des ivoiriens ne s'améliorent.

Il appartient au gouvernement de prendre à bras le corps la question de l'administration des premiers soins et de la recherche rapide et efficace des parents de victime en situation d'urgence pour éviter d'autres drames. Pour éviter de perdre inutilement d'autres Awa.

(N'oubliez pas de vous abonner, pour ne rien rater) 😊

JMD

Content created and supplied by: JimDASSE (via Opera News )

awa fadiga

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires