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La cliente, après une bagarre avec son réparateur de ventilateur :"il a tenté de mordre mes seins"


Yopougon. Alors que son ventilateur est en panne, Sylvie l'envoie chez Simon, le réparateur du quartier. Après discussion, ils tombent tous les deux d'accord sur la somme de 2000 francs pour la main d'œuvre.


Simon finit de réparer le ventilateur de sa cliente. Mais durant plusieurs jours, celle-ci ne vient pas le chercher. En réalité, Sylvie a des problèmes financiers. Elle est ''moisie, piquée''. Elle n'a pas 2000 francs. Les temps sont trop durs... Et un jour, sa sœur l'informe que le réparateur a mis ''à vendre'' sur son fameux ventilateur. C'est de la foutaise ! Comment peut-il oser mettre le ventilo en vente alors qu'il ne lui appartient pas ?


Sylvie et sa sœur se rendent à l'atelier du réparateur avec enfin l'argent de sa main d'œuvre. Elles lui donnent les 2000 francs, mais l'ouvrier est incapable de leur remettre leur appareil : « vous avez mis trop de temps avant de venir le chercher. Ça a été volé ! », se justifie-t-il.

- Ça été volé ? Menteur ! Pourtant tu as collé un papier sur l'appareil sur lequel tu as écrit ''à vendre'' !


Les échanges tournent au vinaigre. Une bagarre éclate entre les belligérants à la suite de laquelle Sylvie et son amie portent plainte contre Simon pour coups et blessures. Le 1er décembre, le réparateur de ventilateur est placé sous mandat de dépôt. Le 6 décembre, il comparait devant le juge d'Abidjan, en pleurs, demandant pardon aux plaignantes ainsi qu'au président du jury. L'une des plaignantes raconte la scène de la bagarre :

- Il a mis un tournevis sur le cou de ma sœur et a tenté de mordre ses seins. Il nous a frappées jusqu'à nous blesser. Moi, il m'a déshabillée, m'a mise nue. Il a cassé la baraque dans laquelle on travaille.

Simon le réparateur, passe à la barre, des larmes dans la voix :

- J'ai tenté de mordre ses seins parce qu'elle avait attrapé mon kiki... Je leur demande pardon. J'ai déjà été opéré. Je ne veux pas rester à la MACA.

Simon s'agenouille aux pieds de chaque plaignante. L'une lui demande 100.000 francs comme amende pour les supplices subis et l'autre, 50.000 francs. Le propriétaire de la baraque abîmée demande quant à lui, 100.000 francs. Simon se promet de tout payer, "un peu un peu", pourvu qu'on lui donne sa liberté.

Et tandis que la procureure, dans sa réquisition, suggère une condamnation de Simon à 3 mois de prison ferme, le juge le condamne à 6 mois de prison assorti de sursis, 50.000 francs à payer à la première plaignante, 25.000 francs à la seconde, 25.000 francs au propriétaire de la baraque abîmée par sa faute.


Simon l'a dit, il payera ''un peu un peu''. Au moins, cette histoire lui servira de leçon de sorte qu'il ne se laisse plus entrainer par le piège de la colère. Quant à vous amis lecteurs, tâchez d'aller vite récupérer votre ventilateur après l'avoir donné à votre réparateur. Combien sommes-nous à négliger nos appareils une fois que nous les avons confiés à des artisans ? L'artisan n'a pas le droit de vendre notre bien, mais le fait de nous éterniser à ne pas le retirer peut être source de problème...


Louis-César BANCÉ

[email protected]

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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