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Cas de disparition à Bouaké : Faut-il éviter les motos-Taxi ? des témoignages qui font froid dans le dos

Dans ce mois de novembre, deux disparitions ont été signalées à l'Université Alassane Ouattara. Il s'agit de deux étudiants (une fille et un garçon). Aujourd'hui, la fille a été retrouvée, mais sans vie. 

Il faut dire que le phénomène de disparition n'est pas nouveau à Bouaké. Et en majorité des cas, des chauffeurs de Moto-taxi et de taxis ville sont impliqués. Je parle en tant qu'un témoin. Car deux de mes connaissances ont échappé à des enlèvements par des chauffeurs de ces engins. Le premier cas remonte en 2016. Une sœur du nom de Rachelle avait échappé à un enlèvement à 20 h pendant qu'elle quittait Adjeyaokro pour se rendre à Tchêlêkro. On venait de terminer la prière du soir. Et tout le monde regagnait son lieu de résidence. Elle et moi avions pour habitude de cheminer puisqu'on habitait le même quartier, Tchêlêkro.

 Mais ce jour-là, j'étais allé saluer des frères. Puisqu'elle écrivait son mémoire, (elle était en licence de géographie)elle était allée très tôt pour travailler. Arrivée au goudron, elle emprunte un taxi moto pour Tchêlêkro. Une fois proche de sa destination, grande fut sa surprise de constater que le chauffeur venait de passer à une vitesse supérieure en direction de Beoumi, une voie pas trop éclairée. Elle se mit à crier, mais personne ne pouvait prendre le risque de les poursuivre en vue de la sauver. Face à cette situation, elle n'avait pas d'autres choix que de sauter de la moto et fit une chute très fatale avec des blessures graves.

 Comme un miracle, elle eut une toute petite force qui lui permit de sortir de l'obscurité et venir à la lumière où se trouvaient des personnes puis s'écroula et perdit connaissance. Quel miracle ! À son réveil, elle était au CHU. Voici comment ma sœur avait échappé à un enlèvement. 

Le deuxième cas, c'était en 2018, une jeune dame du nom de Nado(Nadège), la fille à mon tuteur. Elle avait emprunté un taxi très tôt le matin pour se rendre au commerce. Puisqu'à bord du taxi il y avait d'autres personnes, le taximan décida d'aller descendre ces personnes dans un autre quartier (N'dakro), ce que Nado accepta sans discuter. Lorsque ces personnes-là sont descendues, le chauffeur fit croire à Nado qu'il allait prendre un raccourci pour aboutir au commerce.

Soudain, il se mit à prendre une direction contraire à celle qu'il devait prendre à une vive allure. Arrivé à un lieu loin des habitations, il gara son véhicule puis sortit un couteau. Nado se mit à crier de toutes ses forces, mais hélas, il n'y avait personne dans les parages. Elle était face à la mort, il fallait lutter ou mourir. Une lutte farouche déclencha. Le chauffeur la saisit par la gorge de peur qu'elle ne crie et essaya de l'étrangler. Ce jour-là, n'eût été la main de DIEU, elle ne serait pas parmi nous aujourd'hui.

Heureusement, lors de la lutte, une force dont Nado elle-même ne sait toujours pas l'origine jusqu'à présent, s'était saisie d'elle et elle réussit à projeter son bourreau puis à prendre la fuite avec une vitesse inexplicable. 

Une fois à la maison, essoufflée, blessée de partout, elle n'avait que ses larmes pour donner les premières explications. Le même jour elle alla porter plainte à la police. Des jours après, puisque le malfrat avait emporté son téléphone,il a été tracé et interpellé.

Voici le mal dont souffre Bouaké depuis un bon moment après des années de crises. Toutefois, il ne faut pas incriminer tous les chauffeurs, c'est seulement l'acte de certaines brebis galeuses qui ternit l'image des autres.

Chers lecteurs,qu'en pensez-vous ? Faut-il éviter d'emprunter les motos-Taxi ?


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alassane ouattara

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