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France-Côte d'Ivoire : 11 avril, une date de tristesse et de douleur pour le peuple ivoirien.

11 avril, rappel de la tristesse, de la douleur et en principe de l’éveil et du réveil des consciences pour les ivoiriens de tous les bords politiques. La date du 11 avril devrait logiquement figurer sur le calendrier des dates à célébrer pour ce qui s’est passé pour la première fois en 2010, lorsque la France de Nicolas Sarkozy, déchirait le pacte de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Il ne faudrait pas que les français s’en servent pour se narguer et se moquer des familles des victimes et de tous les ivoiriens en général.

Ce jour-là, la France venait à visage découvert et sans retenue, d’abroger le peu d’indépendance que les ivoiriens pensaient pouvoir l’avoir acquise. Et si les réseaux sociaux n’existaient pas, qu’allaient faire ceux qui s’en souviennent ? Peu importe le bord politique du président Ouattara, mais il devrait faire de la journée du 11 avril, un break national pour ces milliers de morts, qui n’ont finalement servi à rien.

On parle de jugement des coupables, mais sans jamais penser aux milliers de morts pour les honorer. Pourquoi, c’est maintenant que le général Poncet sort de sa tanière pour se faire de l’argent dans cette douleur, en écrivant un livre pour relater les faits qui les accablent, lui et sa France ? Qui avait conduit les opérations meurtrières de ce mois d’avril 2010 ? Pourquoi conférer à la sortie de ce livre, comme étant un coup de tonnerre ? Est-ce que ce général en fonction, celui-là même qui conduisait les opérations à Bouaké, avait-il vu le président Gbagbo sur le champ de la bataille ? Pourquoi, les français refusent d’appeler les choses par leur nom ?

Je suis ivoirien et je ne tombe pas dans les travers pour devenir, un assisté inconscient et participant à la dénaturation de mon destin. Comme dit un sage et je cite : « ces témoignages sont faits pour écrire leur propre livre d’histoire, et les vendre par la suite à un public ignorant ou amnésique. Les pays pauvres seront toujours frappés et fragilisés par les puissances occidentales, et après viendra le moment des soi-disant procès maquillés ou d’attrape-nigauds. La question que les pauvres africains devraient se poser est la suivante : « l’ONU et la France ont-elles réussi à sortir Gbagbo pour installer Ouattara », si oui, le reste n’est que faire diversion. Les coupables n’iront jamais à la CPI ou en prison. Ces procès sont faits pour endormir les consciences des pays faibles, fin de citation. »

Si aujourd’hui, on se force à passer l’éponge pour avancer, il ne faudrait pas les coaches de cette destruction, viennent se donner en regrets-moqueurs pour donner l’impression que les ivoiriens sont ignorants de ce qui leur arrive au quotidien, par la France qui n’est pas du tout prête à lâcher ce pays. Le général Poncet qu’il en fasse un film, c’est son problème, mais il ne faudrait pas la France des collabos se moque de ces milliers de morts dont les esprits, ne dormiront jamais dans la paix et la quiétude, parce que les coupables ne seront jamais indexés et condamnés.

Pour le président Ouattara lui-même, il pouvait se servir de cette tristesse, pour faire de cette journée du 11 avril, une journée dédiée à ces morts, par la construction d’une stèle en souvenir de ces milliers de ses compatriotes qui sont tombés sur ces balles assassines, dont on ne saura jamais qui a donné l’ordre pour qu’on les tire.

Le général Poncet veut quoi exactement en écrivant ces lignes rouges tâchées du sang des innocents noirs ivoiriens ? Il veut lui aussi passer à la barre, mais laquelle des barres et témoigner contre qui ? En sortant cet ouvrage, pense-t-il arranger le président Ouattara et sa propre France pour laquelle, il a dans ses tiroirs, autant de crânes ivoiriens ? Les ivoiriens n’ont plus besoin des témoignages extérieurs pour se moquer, cacher la vraie histoire, pour remuer tout le temps le couteau dans leurs plaies qui ne cicatriseront jamais, parce qu’aucune justice, ne reconnaitra les vrais coupables et pourtant, ils se promènent. Si le président Gbagbo a été déporté à la Haye, est-ce qu’il avait pris les armes, pour tuer ? Alors que fait donc Sarkozy qui était aux commandes d’exécution et tous les officiers français qui étaient payés grassement par leur pays pour tuer ces ivoiriens ?

Ce jour du 11 avril, est une tristesse et une vraie douleur qui actionne les larmes, il faut que les gouvernants de la « nouvelle Côte d’Ivoire », en prennent de la graine, pour montrer à la face du monde que le regret est à tous les niveaux, même si la justice n’existera jamais.

                                                            Joël ETTIEN

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