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Convertie en vendeuse de friperie, une ancienne prostituée arrêtée pour racolage


C'est l'histoire de Amy, ivoirienne de 26 ans, une ancienne prostituée exerçant dans la ville d'Abidjan. Après s'être fait un peu d'argent, elle a décidé d'investir dans le commerce, se convertissant en vendeuse de friperie. Son premier réflexe a été de se rendre à l'hôtel où elle vendait ses charmes, pour proposer ses marchandises à ses anciennes collègues et clients. Elle leur fait la vente de ses vêtements à crédit, et ça marche plutôt bien.


Cependant, le 2 Avril 2021, à l'hôtel où elle se prostituait, Amy est arrêtée par la Police qui l'accuse de racolage en même temps que deux de ses amies encore en activité. ( Le racolage est le fait de héler des hommes pour leur proposer du sexe. La loi autorise la prostitution mais pas le racolage. )


Trois jeunes filles sont passées en jugement le mercredi 14 Avril au tribunal. Interrogées à la barre, les deux premières, une ivoirienne et une nigériane, ont reconnu les faits de racolage qui leur sont reprochés. Elles gagnent environ 20.000 francs par jour dans leur métier.


Seule Amy n'a pas reconnu les accusations de la procureure, arguant avoir laissé le métier depuis quelques temps et devenue vendeuse de friperie, elle s'est fait prendre à l'hôtel le 2 Avril alors qu'elle était juste venue pour encaisser son argent d'habits à ses débiteurs. Dans quelle tenue Amy était-elle au moment des faits. Une vendeuse de friperie, censée s'habiller décemment, peut-elle attirer l'attention des policiers ? Pourquoi l'accuse-t-on de racolage tandis qu'elle nie formellement ?


Après des échanges avec les prévenues, des conseils a leur intention, le jury a décidé de condamner les trois prostituées à 3 mois de prison avec sursis et à 50.000 francs d'amende.

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La question que le public se posait dans des chuchotements au moment du procès était celle-là : Amy la vendeuse de friperie a-t-elle complètement divorcé d'avec son ancien métier ? Repartir à l'hôtel où on vendait ses charmes, y retrouver ses anciens clients pour leur proposer des habits au lieu de son corps... La tentation serait toujours grande, dans un camp comme dans l'autre.


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

amy

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