Sign in
Download Opera News App

 

 

Mon avis sur l'affaire AFFECHI contre METOUA

Le Tribunal Militaire d'Abidjan a fait son travail.

saisi par une plainte d'une personne contre une autre qui selon eux se croyait intouchable. Le Tribunal Militaire a enquêté et traduit le mis en cause pour être jugé. Le tribunal a estimé qu'il est coupable des faits qu'on lui reproche, l'a condamné à une peine d'emprisonnement de 03 mois avec une amende de 30 000FCFA. Le tribunal militaire, comme tout tribunal, est souverain dans son délibéré et dans le prononcé de la peine. La loi ne lui fait pas obligation de s'en tenir à ce que les autres pensent fussent-ils des influenceurs puissants sur les réseaux sociaux. Une démocratie et un pays de droit se trouveraient en effet en danger si la justice devait s'appliquer en tenant compte non du droit mais de la force de ceux qui jugent sur les réseaux sociaux. Autant abandonner la justice à Facebook. Soit dit en passant nous pensons à notre humble avis que ce capitaine méritait une peine plus sévère mais il a pu bénéficier de circonstances atténuantes par exemple le fait qu'il ne soit pas récidiviste ou qu'il se présentait aux juges à chaque fois qu'il était convoqué malgré la distance qui sépare Abidjan et Bondoukou son lieu de travail.


Un procès ouvert au public

Chaque vendredi, la population civile prenait d'assaut le tribunal militaire et la salle d'audience était devenue tellement exiguë, tellement petite petite que des gens écoutaient dans les couloirs. Il n'y avait plus de places à tel point que pour permettre à tous d'assister, le Commissaire du Gouvernement a dû délocaliser le procès à l'Etat-major des Armées où la salle d'audience est quatre fois plus grande. Tout cela pour que l'audience soit transparente et que personne ne vienne dire qu'on l'a empêché de savoir la vérité. Mieux, le tribunal militaire grâce à l'intendance militaire servait à chaque audience et ce pendant 03 mois, 60 plats aux avocats, témoins, journalistes et mis en cause ce qu'aucun tribunal n'a jamais fait et ne fera jamais. 

Le commentaire d'un internaute de police secours résume toute l'émotion qui a dominé cette affaire. Il dit ceci : le verdict dans l'affaire METOUA est juste et équitable. Il contente les deux parties. Mais au fond, c'est un véritable échec pour la partie plaignante qui s'est rendue compte que la "surmédiatisation" à laquelle elle s'était livrée n'a pas payé, n'a pas atteint le but escompté car elle a oublié une chose : il s'agit d'un tribunal militaire qui en plus d'être rigoureux comme son vocable militaire l'indique, ne prend pas partie pour le plaignant ou le mis en cause; seule la vérité est recherchée et la vérité ne provient pas toujours de celui qui hurle plus fort sur les réseaux sociaux ou qui court se plaindre le premier.


La responsabilité des avocats

Aux avocats : lorsque vous prenez l'argent à vos clients, ne vous limitez pas à plaider avec objectif de gagner. Vous êtes tenus à une obligation de moyens, ça veut dire que la loi ne vous fait pas obligation de gagner le procès mais de faire ce que vous pouvez pour défendre mais de grâce ne vous arrêtez pas à plaider. Si par exemple votre client n'a pas eu gain de cause comme dans le cas où METOUA s'attendait à 10 dans de prison avec dédommagements, expliquez-leur le droit, comment la procédure militaire fonctionne car c'est pas tout le monde qui connait cette procédure. Par exemple, beaucoup ne savent pas que le Tribunal militaire ne statue pas sur l'action civile en matière de délit. La femme de METOUA est venue chercher des dédommagements après le jugement. Mais monsieur l'avocat, ne pouvez-vous pas dire à votre client que le tribunal militaire n'accorde pas de dommage intérêt en matière correctionnelle ? C'est seulement quand vous avez été victime d'un crime, viol par exemple que le tribunal militaire est compétent pour se prononcer sur la partie civile et vous accorder des dommages intérêt?


Dans l'affaire METOUA, le gendarme est poursuivi pour délit de coups et blessures, le tribunal militaire ne prononce pas de dommages intérêts, l'avocat le sait très bien. Il sait que le tribunal est entré en voie de condamnation et que cela permet au couple d'être dédommagé mais pas par le tribunal militaire.

METOUA et son avocat doivent prendre la décision du tribunal militaire, se présenter devant le tribunal civil pour réclamer les dommages intérêts. Ce n'est pas possible devant le tribunal militaire.

Les 30 000 Fcfa dont le que le gendarme a été condamné à payer est une amende et non des dommages intérêts. C'est à l'État que AFFECHI doit payer cette somme parce qu'il a été condamné par la loi.


Arrêtons de manipuler l'opinion des internautes

Selon nos informations, l'élément déclencheur de la volonté du procureur militaire à se saisir de cette affaire, à la poursuivre jusqu'au bout pour savoir la vérité, rien que la vérité, ce sont les propos qui auraient été tenus, je dis bien que auraient été tenus par dame METOUA. Selon ces propos, la femme du capitaine aurait dit que leur couple mange à la table de la Première Dame ce qui a irrité Ange KESSI qui, dans une déclaration sur sa page a dit : n'écoutez pas les imposteurs qui prennent le nom des autorités pour commettre des actes répréhensibles se croyant intouchables. Une personne qui mange vraiment à la table à la table de la Première Dame ne poserait jamais ce genre d'acte et ne le dirait jamais en public pour soutenir un crime ou un délit.

Il n'y a pas d'intouchables :magistrats, ingénieurs, journalistes, médecins, professeurs agrégés, citoyen lambda.....chacun doit répondre de ses actes devant la justice.

Le problème, c'est qu'au cours des débats au procès, ces propos n'ont jamais été entendus dans la bouche de l'accusé ni de l'accusateur. Pourquoi à la barre du tribunal, dame METOUA n'a-t-elle pas rappelé les propos de dame AFFECHI selon lesquels son mari mange avec la Première Dame ? Étaient-ce des propos que dame METOUA a inventé en se l'appropriant pour s'attirer l'affection, les émotions et l'adhésion des internautes ? Assurément oui. Sinon, elle aurait répété ses propos devant le juge.


Une odeur de manipulation.

Dire ce que les gens n'ont pas dit pour nuire à l'autre partie, mentir pour que les internautes prennent partie pour toi, c'est de la manipulation et ce n'est pas sérieux.

Le couple METOUA a rusé avec tout le monde sauf le tribunal militaire qui ne s'est pas laisser attendrir ni impressionner aussi bien par les parties que par les influenceurs des réseaux sociaux dont certains avaient vertement interpellé le procureur militaire.


Merci au Commissaire du Gouvernement qui a fait son boulot et qui a prouvé une fois de plus que les ivoiriens peuvent compter sur lui en matière de justice.

Content created and supplied by: Lelynx (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires